‹ La religion et la liberté (volume 2)Chapitre 136 sur 152 · Ibid. , a · texte numérisé non relu

Ibid. , a

ton dit que celui qui ne veut pas se rouler dans la volupté comme dans la boue doit mépriser le corps, et ne l’estimer qu'en tant qu’il sert à la philosophie ; ne parlant pas très différemment de saint Paul, qui nous enseigne à ne céder en rien aux désirs de la chair*. » Les œuvres les plus célèbres de l’art antique lui fournissent aussi des exemples. « Est-ce que si Phidias et Polyclète avaient tiré vanité de l’or et de l’argent dont ils se servirent pour faire les statues, l’un du Jupiter d’Élée, l'autre de la Junon d’Argos, ils n’auraient pas prêté à rire, pour avoir mis des richesses étrangères au-dessus de l’art, qui donne la forme et le prix à l’or lui-même ? et nous, ne ferions-nous pas une chose aussi honteuse, si nous pensions que la vertu ne se suffit pas, mais qu’elle a besoin de l’ornement et de l’éclat des richesses*? »

III., — Quatre homélies de saint Basile ont trait h l’histoire des martyrs : ce sont les panégyriques de saint Marnas, de sainte Julitta, de saint Gordius, des quarante soldats de Sébaste*.

Dans l’homélie sur saint MarnasI. * 3 4, il y a peu de détails dont l’histoire puisse faire son profit. Une partie du discours est consacrée à prouver contre les ariens la divinité du Verbe. On me permettra, cependant, de noter dans l’exorde une phrase qui est bien cappadocienne. « Vous connaissez, s’écrie Basile, les grands nourrisseurs de chevaux 1 vous apercevez les blanches murailles de leurs mausolées ! et vous constatez comme

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