‹ La religion poèmeChapitre 38 sur 69 · SCÈNE DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE DERNIÈRE

LECHCffiUR. . . ' .

Tout le Chœur..

Die^ fait triompher Vinnocence Cbàntons , célébrons sa puissance.

Une israélite,

lia vu contre nous les méchans s’aissèmbjer ,

Et notre' sang prêt à couler.

Comme l’eau sur la terre ils allaient le répandre :

Du haut .du ciel sa voix s^est fait entendre ; L’homme superbe eSt renversé ,

Ses propres (léchés l’ont percé. '

Une autre.

J’ai vu l’impie adoré sur la terre ;

Pareil au cèdre, il cachait dans les cieux Son front audacieux ;

Il semblait à son gré gouverner le tonnerre ,

Foulait aux pieds ses ennemis vàincus t . ' Je n’ai fait que passer,, il n’était déjà plus.

, Une autre, .

Un peut des plus grands rpis si^rendre la justîcea Incapables de tromper ,

Ds ont p^e à s’échapper " ;

Des pièges de l’artifice;’

Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malicé

‘ Qu’il nc,$ent point en lui.

y/f J5STHER,

, Uneautje.

*' Comment s*est calmé l’orage?

Une autre. ’

Quelle main salutaii^ a chassé le nuage ?

, Tout te Chœur.

L’aimable Esther a fait ce grand ouvrage.

- ■ ‘Une Israélite seule.

De l’amour de son Dieu son cœur s’est embrasé.

Au péril d’une ‘mort funeste Son zèle ardent s’est expttsé.

, * Elle a parlé , le Ciel a fait le reste.

Deux Israélites.

Esther a triompl^é des filles des Persans ,

La nature et le Ciel à l’envi l’ont ornte..

L’une , des deux.

Tout ressent, dç seâ yeux les charmes innoceus. Jamais tant de beauté fut-elle couronnée ^

L’autre. .

Les chasmes de aon,çœur sont encor plus puissani. ' Jamais tant'de lœrtu fut^elle couronnée ?

Toutes les deux ensemble.

Esther a triomphé des filles des Persans La nature et le Ciel à l’envi l’ont ornée.

Une Israélite seule. ‘

Ton Dieu n’est plus irrité :

Réjouis^tpi ) .S)ion ) et sors de là poussière;

Quitte les vétemens de ta captivité , . j * Et reprends ta splendeur première.

TRAGÉDIE.'

Les chemins de Sioaà ja fin sont ouyerts.'

Rompes vos fers ,

Tribus captives. .

. , Troupes fugitives

Repassez les monts et les mers ; .

Rassemblez-vous des bouts de ^u^ivel'S.

Tout U; CkœOtr»

Rompez vos fers , •

Tribus captives.

Troupes fugitives,

Repassez les monts et les mers ;

Rassemblez-vous des btnits'dé l’univers.

Une Israélite seule. > '

Je reverrai ces campagnes' si chères.

* Une autre.

J’irai pleurer au tomb^uu de mes pères. ■ Tout' le Chœur.

Repassez les monts et les mers ; Rassemblez-vous des bouts de l’univ:crs.

Une Israélite seule.

Relevez , relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plaît' d’être adoré. Que de l’or le plus pur son autel soit paré ,

Et que du sein des memte le maigre soit tiré^ Liban, dépouille-tei de te» cèdi*es antiques; Prêtres sacrés, préparez yos cantiques. ^ .

Une autré.

Dieu descend et revient h^iter parmi noqs.

Terre , frémis d’allégresse et de cramtc Et vous , sous sa majesté sainte ,

O cieux ! abaissez- vous.

76 TRAGÉDIÈ.

' ■ * Un^'niUre,

Que le Seigneur est bon ! -que §on joug est aimable! Heureux qui dès i’enflince,en‘conna|t la douceur ! Jeune peuple; , conrex â ce maître adorable.

Les biens les plus charmans n’ont rien de comparable Aux torrens de plaisirs qu’ir répand dans un cœur. Que le Seigneur est bon 1 que son joug est aimable I Heureux qui dés l’enfance en connaît la douceur !

• Une autre.

n s’apaise , il pardonne.

, Dd cœur ingrat qui l’abandonne /. •

D attend le retour.

n excuse notre faiblesse ;

' A nous chercher meme il s’empresse. ,

Pour l’enfant qù’ellë a mis au jo|ur •

Une mère a moins de tendresse.

Ah I qui peut avec lui partager nôtre amour?

> ' Trois Israélites.

n nous fait remporter une illustre .victoire.

Vune des trois.

II' notis' a révélé sa gloire.

Toutes les trois ensemble.

Ah ! qui peut avec lui partager notre amour?

Tout le ChœUr.

Que son nom soit béni. Que son nom soit chanté. •Que l’on célèfee ses ouvrages Aü-delà des temps et des âges,

Au-delà de l’étemitél

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