SCÈNE DERNIÈRE
LECHCffiUR. . . ' .
Tout le Chœur..
Die^ fait triompher Vinnocence Cbàntons , célébrons sa puissance.
Une israélite,
lia vu contre nous les méchans s’aissèmbjer ,
Et notre' sang prêt à couler.
Comme l’eau sur la terre ils allaient le répandre :
Du haut .du ciel sa voix s^est fait entendre ; L’homme superbe eSt renversé ,
Ses propres (léchés l’ont percé. '
Une autre.
J’ai vu l’impie adoré sur la terre ;
Pareil au cèdre, il cachait dans les cieux Son front audacieux ;
Il semblait à son gré gouverner le tonnerre ,
Foulait aux pieds ses ennemis vàincus t . ' Je n’ai fait que passer,, il n’était déjà plus.
, Une autre, .
Un peut des plus grands rpis si^rendre la justîcea Incapables de tromper ,
Ds ont p^e à s’échapper " ;
Des pièges de l’artifice;’
Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malicé
‘ Qu’il nc,$ent point en lui.
y/f J5STHER,
, Uneautje.
*' Comment s*est calmé l’orage?
Une autre. ’
Quelle main salutaii^ a chassé le nuage ?
, Tout te Chœur.
L’aimable Esther a fait ce grand ouvrage.
- ■ ‘Une Israélite seule.
De l’amour de son Dieu son cœur s’est embrasé.
Au péril d’une ‘mort funeste Son zèle ardent s’est expttsé.
, * Elle a parlé , le Ciel a fait le reste.
Deux Israélites.
Esther a triompl^é des filles des Persans ,
La nature et le Ciel à l’envi l’ont ornte..
L’une , des deux.
Tout ressent, dç seâ yeux les charmes innoceus. Jamais tant de beauté fut-elle couronnée ^
L’autre. .
Les chasmes de aon,çœur sont encor plus puissani. ' Jamais tant'de lœrtu fut^elle couronnée ?
Toutes les deux ensemble.
Esther a triomphé des filles des Persans La nature et le Ciel à l’envi l’ont ornée.
Une Israélite seule. ‘
Ton Dieu n’est plus irrité :
Réjouis^tpi ) .S)ion ) et sors de là poussière;
Quitte les vétemens de ta captivité , . j * Et reprends ta splendeur première.
TRAGÉDIE.'
Les chemins de Sioaà ja fin sont ouyerts.'
Rompes vos fers ,
Tribus captives. .
. , Troupes fugitives
Repassez les monts et les mers ; .
Rassemblez-vous des bouts de ^u^ivel'S.
Tout U; CkœOtr»
Rompez vos fers , •
Tribus captives.
Troupes fugitives,
Repassez les monts et les mers ;
Rassemblez-vous des btnits'dé l’univers.
Une Israélite seule. > '
Je reverrai ces campagnes' si chères.
* Une autre.
J’irai pleurer au tomb^uu de mes pères. ■ Tout' le Chœur.
Repassez les monts et les mers ; Rassemblez-vous des bouts de l’univ:crs.
Une Israélite seule.
Relevez , relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plaît' d’être adoré. Que de l’or le plus pur son autel soit paré ,
Et que du sein des memte le maigre soit tiré^ Liban, dépouille-tei de te» cèdi*es antiques; Prêtres sacrés, préparez yos cantiques. ^ .
Une autré.
Dieu descend et revient h^iter parmi noqs.
Terre , frémis d’allégresse et de cramtc Et vous , sous sa majesté sainte ,
O cieux ! abaissez- vous.
76 TRAGÉDIÈ.
' ■ * Un^'niUre,
Que le Seigneur est bon ! -que §on joug est aimable! Heureux qui dès i’enflince,en‘conna|t la douceur ! Jeune peuple; , conrex â ce maître adorable.
Les biens les plus charmans n’ont rien de comparable Aux torrens de plaisirs qu’ir répand dans un cœur. Que le Seigneur est bon 1 que son joug est aimable I Heureux qui dés l’enfance en connaît la douceur !
• Une autre.
n s’apaise , il pardonne.
, Dd cœur ingrat qui l’abandonne /. •
D attend le retour.
n excuse notre faiblesse ;
' A nous chercher meme il s’empresse. ,
Pour l’enfant qù’ellë a mis au jo|ur •
Une mère a moins de tendresse.
Ah I qui peut avec lui partager nôtre amour?
> ' Trois Israélites.
n nous fait remporter une illustre .victoire.
Vune des trois.
II' notis' a révélé sa gloire.
Toutes les trois ensemble.
Ah ! qui peut avec lui partager notre amour?
Tout le ChœUr.
Que son nom soit béni. Que son nom soit chanté. •Que l’on célèfee ses ouvrages Aü-delà des temps et des âges,
Au-delà de l’étemitél