‹ La religion romaine d'Auguste aux Antonins (volume 5)Chapitre 5 sur 100 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

les vertus de la société païenne, oiiWiant que les Pères de l'Église on ont plus d'une fois rendu témoignage*. Les autres, s'obstinant à ne voir que les grands principes proclamés par les philosophes, sans chercher s'ils ont été appliqués, font de ce siècle des tableaux si séduisants et mettent la sagesse ancienne si haut, que la révolution chrétienne devient inutile, ou plutôt qu'il n'y a plus de révolution chrétienne, et que la religion nouvelle se trouve être une sorte de continuation naturelle des religions et des philosophies antiques. Ce sont là des exagérations auxquelles le bon sens résiste et que l'histoire dément ; je puis promettre qu'on ne les retrouvera pas dans cet ouvrage. Je n'y cherche que la vérité. Ma seule préoccupation est de réunir le plus de faits possible, de les transcrire sans les altérer, de leur conserver leur caractère et leur couleur véritables, afin que chacun, en me lisant, puisse se former à lui-même sa conviction.

On ne peut pas dire d'une manière absolue que le sujet de ce travail soit nouveau. S'il a rarement été traité à part et avec les développements que je lui donne, on l'a plus d'une fois abordé à propos d'autres études. En France, des écrivains de talent

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