‹ La religion romaine d'Auguste aux AntoninsChapitre 72 sur 155 · Pline, //i5(. n«(., xin · texte numérisé non relu

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Boisîim. — KeligioD romaine.

iOt LES RELIGIONS ÊTKANGÈRES.

être juge des contestations de doctrines, il fit voir quMl entendait ne pas l'excepter de cette large tolérance que ses compatriotes accordaient à tous les cultes ^ Dans la suite, des tentatives furent faites pour amener leur dieu à s'entendre avec les autres; l'oracle même d'Apollon atTecta d'en faire l'éloge, et le philosophe Porphyre, quoique païen zélé, ne fit pas difficulté de reconnaître la divinité du Christ *. On sait qu'Alexandre Sévère fit placer son image, à côté de celle d'Orphée et d'Apollonius de Thyane, dans la chapelle domestique où il venait tous les matins prier ses Lares ^ ; mais ce mélange faisait horreur aux vrais Chrétiens. Aux avances que leur adressaient les philosophes ou les prêtres du paganisme, ils répondaient par ces paroles impitoyables de leurs livres sacrés : « Les dieux des nations sont des idoles; celui qui leur sacrifie sera déraciné de la terre *. » C'est ce que les païens ne pouvaient comprendre ^, ce qui leur causait tant d'impatience et de colère. On n'en voulait pas précisément aux Chrétiens d'introduire dans Ronie un dieu nouveau : rien n'était plus ordinaire depuis deux siècles; maison s'étonnait et l'on s'indignait que leur dieu refusât de prendre place avec les autres dans ce vaste panthéon où on les avait tons réunis. C'est cette obstination à s'iaoier ainsi du reste du monde , à garder leur foi

1 Ad. Apost., xviii, 15. — 2. S. Aug., De civ. Dei, xix, 23. — 3. Lumpr., Alex. Sev., 29. — 4. Exode, xxii, 20. Quelques sectes ^iiostiques sr, montreront plus complaisantes. Saint Augustin parle • i'une carponalienne, Marcellina, qui avait dans sa chapelle le Christ et Pythagore. Il est possible qu'il soit question d'un de ces mélanges tentés par quelques églises hérétiques sur l'invitation des païens J ms la faiiif^use lettre d'Hadrien, où il dit, en parlant d'Alexandrie : llUc qui Striqiein coliint Christia'iii nint, et devoti sunt Serapiqut H Christi epiacofon dicunl ;Vûpisc., Saturn., 8.) — 6 Tertulle.. Apol., il.

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religions.

FIN l C TOME PREMIER

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