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4. Au nombre de ees téhiculei est le char de la DakshinA ou salaire du saerifloe (voir I, p. 1S8), sur lequel montent tous Jet dieux, I, 1S3. 1.
1er S ou comme un cheval qu'ils conduisent à Tabreuvoir de Soma, VIII, 17, 15, cf. Vàl. 1 , 5, les Aishis assimilent quelquefois les breuvages qui l'attirent à des chevaux qui ramènent, VI, 37, 1-2, cf, m, 50, 2; VIII, 4, 14. Mais d'un autre côté, le char du vers II, 18, 1 est aussi appelé un char « vainqueur ». Le sacrifice est un « navire i> sur lequel, d'après le vers X, 44, 6, montent les sacrificateurs euxmêmes. C'est sans doute encore le sacrifice qui est représenté au vers X, 63, 10 comme un navire divin, et au vers X, 63,14 comme un char « matinal » et « vainqueur », sur lequel les sacrifiants veulent monter pour leur salut . Celui qui pense à la coupe «attelant les Haris », c'est-à-dire sans dou1«, celui qui n'oublie pas de l'offrir , monte ainsi sur le char qui conquiert les vaches, I, 82, 4. Enfin le vers X, 23, 2 qui mentionne la victoire d'Indra sur Vritra (ou sur les ennemis), en même temps qu'il assimile ses deux Haris « aux richesses qu'il a trouvées dans la cuve », c'est-à-dire au Soma, et le vers I, 63, 2 ^, où on voit le chantre mettre dans les mains d'Indra la foudre qui doit lui servir à frapper l'ennemi, en même temps qu'il lui fait « goûter » les deux Haris, c'est-àdire encore le Soma, ces deux passages, dis-je, nous montrent que l'attelage liturgique d'Indra n'amène pas seulement le dieu au sacrifice, mais qu'il le conduit encore au combat, comme le sacrifice, pris dans son ensemble, conduit le sacrificateur lui-même au but qu'il poursuit. Au vers VI, 37, 3, les chevaux qui vont chercher Indra, c'est-à-dire les Somas, cf. 1-2, sont invités à le conduire « à la gloire ». Soma est (( pour le mâle Indra » un cheval mâle qui conquiert un immense butin, I, 175, 1, dans les combats, cf. 2. C'est ainsi encore que le « char de la loi » sur lequel monte Brihaspati, c'est-à-dire le char du sacrifice, cf. IV, 2, 14, reçoit les épith êtes suivantes, H, 23, 3: « Brillant, terrible^ triomphant des ennemis, tueur de Rakshas, fendeui d'étables, conquérant de la lumière. » Citons enfin l'hymne I, 164, où le char dont la course symbolise l'ordre général du monde, dans le temps (vers 11 ; 48, cf. 12), et dans l'espace (vers H; III ; XII; XIII)', semble bien représenter le sacrifice conçu sous sa forme la plus haute et la plus complète, le sacrifice accom-