‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 15 sur 417 · I«'. — SOMA ET LE CIEL ET LA TERRE · texte numérisé non relu

I«'. — SOMA ET LE CIEL ET LA TERRE

Gomme Agni, Soma est fils du ciel et de la terre, IX, 75, 4 ; 85, 12, cf. 70, 5 et 6. Pour lui, comme pour Agni, cette formule peut s'entendre en différents sens. Se clarifiant entre les deux mondes, IX, 86, 13, cf. 70, 5, il est porté par eux comme un fœtus est porté par sa mère, III, 46, 5. Le singulier employé dans la comparaison montre qu'il ne s'agit là que d'une seule naissance de Soma, considéré sans doute sous sa forme céleste. Le Soma, remplissant comme Agni les deux mondes, IX, 41, 5 ; 97, 38, a pu passer, comme lui, pour leur fils, parce qu'ils le contiennent. Le ciel et la terre, ces deux pierres entre lesquelles Indra allume le feu, II, 12^ 3, ont pu être aussi considérés comme les deux pierres d'un pressoir céleste. Ainsi que nous Tavon s remarqué déjà^, le duel du mot ont, qui désigne deux ustensiles employés dans la préparation du breuvage sacré, a été appliqué au ciel et à la terre, et il est possible que le titre de fils des deux ont, donné à Soma, IX, 101, 14, doive être entendu en ce dernier sens. D'autre part, on conçoit très bien que, pour Soma comme pour Agni, le titre de fils du ciel et delà terre ait pu s'entendre d'une double naissance, sur la terre et dans le ciel.

Soma d'ailleurs ne remplit pas seulement le ciel et la terre : il les dépasse, IX, 86, 29. Porté par eux, il les porte aussi lui-

avec la forme céleste et la forme terrestre d*A^i, ou plus géuéralement, du mâle, section yi, § 6.

I. Sens classique du mot. L*ideiitification de kuta à krifa n*est qu'une hypothèse du Nirukta.

i. Voir I, p. 181.

même, X, 31, 8; il les aétayésea les séparant Tua de l'autre, VI, 44, 24 ; IX, 101, 15 ; il est lui-même leur étai, IX, 87, 3, Tétai du ciisL IX, 2, 5; 26, 2; il soutient les deux onù IX, 65, 11, il fait tenir en place les deux mondes, IX, 97, 27. Il fait briller les deux mondes, IX, 101, 7, ses parents, IX, 75, 4 ; 85, 12; il fait briller ses parents en naissant, et ils naissent alors eux-mêmes, IX, 9, 3. Nous touchons au paradoxe final. Soma a « fait » le ciel, IX, 77, 5, les six mondes *, et particulièrement la terre et le ciel, VI, 47, 3 et 4. Il est le père des deux mondes, IX, 90, 1, cf. 98, 8, le père du ciel et le père de la terre, IX, 96, 5.

On dit aussi de Soma qu'il fait gonfler de lait les deux mondes, IX, 68; 3, comme Téclair fait gonfler les nuages, IX, 76, 3. Ces formules font songer à celle qui fait du ciel et de la terre deux épouses d'Agni.

§ II. -r gO^A ST LBS DIYE^S éLÉMBNTS FEMELLES DU GVhJM

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