Voir plus haut, p
cf. VI, 16, 14. Ailleurs il est simplement rapproché dn nom d'Atharvan, I, 80, 16; X, 48, 2, ou d'autres anciens sacrificateurs. Dadhyanc est un de ceux qui ont les premiers formulé la prière, I, 80, 16, et allumé le feu, VI, 16, 14, et il âgure dans l'énumération des ancêtres par lesquels la race humaine se rattache à la race divine, I, 139, 9. Indra lui a donné des étables pleines de vaches ainsi qu'à MàtariçvaD, X, 48, 2, et c'est aussi, vraisemblablement, l'étable des vaches (célestes) qu'au vers IX, 108, 4, il ouvre ainsi que le Navagva*, par la puissance de Soma.
Dans la légende des Açvins, Dadhyawc découvre à ces dieux la liqueur cachée ^ de Tvash/ri, I, 117, 22, c'est-à-dire le Soma, retenu par le gardien avare des trésors célestes . Mais c'est avec la tête du cheval, à lui donnée * selon le vers I, 117, 22, par les Açvins eux-mêmes, qu'il leur fait cette révélation, I, 116, 12. Que la voix de Dadhya/ic sorte de li tête du cheval, et que notre rishi se trouve ainsi transformé en cheval, au moins par la partie supérieure de son corps, c'est ce que met hors de doute le passage suivant, rapproché des citations précédentes, I, 1 19, 9 : « Vous cherchez à gagner le cœur de Dadhyanc; alors la tête du cheval vous répond. » Le sens du mythe me paraît clair. Dadhyanc est identique à Soma, représenté ici comme un cheval, et distingué de la liqueur qu'il découvre aux Açvins, comme ailleurs il reiilève sous forme d'oiseau (ou même de cheval^). En même temps, l'idée du concours qu'il prête aux Açvins, en leur révélant la liqueur cachée dont il ne diffère pas essentiellement luimême, au moins à l'origine, peut être rapprochée de celle de la défection de Soma et d'Àgni abandonnant le Père pour Indra *.
Dans un autre passage, appartenant non plus à la légende des Açvins, mais à celle d'Indra, I, 84, 13-15, c'est la tète du cheval qui est cachée dans les montagnes et quindra trouve chez l'un des préparateurs célestes du Soma, Çaryanâvat\ Ainsi se trouve confirmée Tidentité originelle du