Cf. encore VII
9. La conitruction est d^ailUnrg difflcil« : il faut iotte-ent«n4re h ▼•rbe que suppose la tradaction « vous avea rendu ».
dans les hymnes du Jîig-Veda, un breuvage de lait chaud offert aux Açvins, I, 119, 2; V, 76, 1 ; Vil, 70, 2; VIE, 9, 4 et 7 ; 76, 2, et quelquefois à Indra, III, 53, 14, cf. VIII, 78, 7*, ou encore le vase qui sert à le faire chauffer, V, 19, 4 ; 30, 15 ; 43, 7, cf. 1, 164,26 et28. Ces deux sens me paraissent saffire pour rendre compte de tous les emplois du mot dans le ifig-Veda, si l'on remarque que, comme le Soma céleste est le prototype du Soma du sacrifice, de même, au gharma terrestre, doit correspondre un lait chaud qui représentera, soit la lumière et la chaleur solaires, soit les pluies tièdes de l'été. Et en effet, comme le feu et le Soma, le gharma du sacrifice est tombé du ciel, d'où il a été tiré par les anciens sacrificateurs : X, 181, 3. « Ils ont trouvé en priant le premier sacrifice tombé (du ciel) et servant de chemin aux dieux*; du (séjour du) créateur brillant, de Savitri, de Vishnu, du soleil, ils ont apporté le gharma. » Les trois gharma qui suivent Taurore, figurant au vers VII, 33, 7 parallèlement aux trois mâles qui répandent leur semence et à leurs trois progénitures , paraissent symboliser les biens des trois mondes que l'homme attend au lever du jour, et les deux gharma a limitrophes » dont Mâtariçvan a eu la jouissance, X, 114, 1, représentent le lait du ciel et de la terre, s'ils n'en sont les récipients, c'est-à-dire le ciel et la terre mêmes'. Les gharma chauffés qui sont épanchés chaque année quand arrive la saison des pluies, VII, 103, 9, ne sont autres que les pluies ellos-mémes, ou leurs récipients ^. Les gharma sont aussi considérés comme la sueur de prêtres célestes^, VII, 103, 8 ; X, 67, 7^; ou bien ils rendent en bouillant un son qui est
i. Cf. m, 26, 1, où Agni s^assimile lui-même au ghctrma^ tout en le qualifiant d* a offrande v .