La construction en est difficile
5. Au Ters 1, 116, 4, au lieu d>in char à trois roues, nous rencontrons trois chars. Cf. encore remploi du nombre trois dans la supputation des autres parties du char, I, 47, S; YIII, 74, 8 et pasiim.
Savitri*, ou encore la demeure de Vivasvat^ où les place le yers I, 46, 13, le séjour de la vache ^, I, 158, 2, en un piot, le ciel invisible. Enfin quand, pour donner à entendre que le char des Âçvins est immense, un rishi, au lieu de le représenter pesant sur le ciel et sur la terre, entre lesquels il est à rétroit*, VII, 69, 1 et 3, place dans ce char les mondes eux-mêmes, les trois terres et les trois ciels, sous la forme de trois paires de chevaux ^, Tépithète « quatrième )> donnée à l'outre de liqueur que renferme aussi ce char, cf. IV, 45, 3; VIII, 5, 19, cf. X, 41, 2 et I, 182,2, éveille Tidée du quatrième ou plutôt du septième monde, lY, 45, !•.
Le mythe des trois séjours ou des trois roues correspondantes ne peut servir à expliquer un couple. Mais on sait qu'aux formules où figure le nombre trois correspondent souvent des formules équivalentes avec le nombre deux. Nous n'aurons même pas ici à invoquer des analogies plus ou moins lointaines. En regard du passage qui oppose deux roues visibles à la roue cachée du char des Açvins, nous pouvons placer le vers I, 30, 19, qui ne fait plus mention que de deux roues dont Tune est arrêtée sur la tête du taureau, c'est-à-dire toujours dans le monde invisible^, tandis que l'autre parcourt la ciel. Les vers V, 73, 3 et VIII, 22, 4 décrivent pareillement le char des Âçvins en opposant une roue unique, cf. VIII, 5, 34, qui traverse l'espace, à une autre roue placée dans un lieu qui est désigné par l'adverbe trmâ ^, et que la comparaison des citations précédentes nous oblige à identifier avec le ciel invisible.
Les deux Açvins diffèrent-ils l'un de l'autre comme les roues de leur char ? L'un est-il aussi, au moins à l'origine,