Cf. le yen précédent
a sacrificateur p du vers I, 180, 3, est certainement le feu même du sacrifice, puisqu'il est comparé à un serpent brillant au milieu du bois. Je comprends le passage entier en ce sens que les Açvins mettent «le lait cuit dans la vache crue », lorsqu'Agni sacrifie. On verra plus loin * que les formules de ce genre s'appliquent aux phénomènes célestes.
Citons encore dans le même ordre d'idées la formule du vers X, 60, 11 : (c La vache donne son lait de haut en bas. » On pourra sans doute être tenté d'appliquer simplement cette formule aux vaches réelles ; mais Tidée de la vache céleste est naturellement suggérée par les deux autres formules renfermées dans le même vers « Le vent souffle de haut en bas » et (c Le soleil chauffe de haut en bas ».
Au vers IX, 38, 4, c'est l'élément mâle, c'est Soma, qui descend du ciel sur la terre, pour j rejoindre une femelle qui d'ailleurs est considérée, non comme sa mère, mais comme son amante : « Pareil à un aigle, il descend parmi les races humaines, venant comme un amant vers une femme. »
§ V. — RAPPORTS BNTRE LE MALE ET DEUX SORTES DE FSMELLES APPARTENANT A DES MONDES DIFFÉRENTS
n arrive aussi quelquefois que le mâle est mis en rapport dans une même formule avec deux sortes de femelles qui paraissent appartenir, les unes au ciel, les autres à la terre*. C'est ainsi qu'au vers 1, 144, 2, les « bonnes laitières », autrement dit les a vaches » de la loi, qui mugissent après Âgni, enfermées dans le séjour du dieu comme dans leur matrice, paraissent opposées, en tant que prières du sacrifice terrestre, aux eaux dans le sein desquelles ce même Agni a habité, suçant « les breuvages avec lesquels il s'avance », c'està-dire les eaux elles-mêmes. Au vers V, 3, 2, les jeunes filles dont Agni, identifié à Aryaman, protège' l'essence secrète (comme il protège au vers suivant l'essence secrète des vaches), semblent opposées aussi, en tant que femelles