‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 8 sur 417 · Cf. plus bai, p · texte numérisé non relu

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2. Agni est encore appelé le fils des rishu, V, 35, 1, et je crois que ce mot désigne pareillement les prières, les chants des rishi. C'est un sens qui convient très bien aux vers I, 137, 10, « Âgnl chante comme un chantre au commencement des vishu r>, et VIII, 60, 15, n II doit être invoqué comme un protecteur chez toutes les races, il est la lumière du matin pour les rUhu », c'e8t-à>dire « il est célébré comme Taurore par les chants des poètes». Dans le quatrième et dernier emploi du mot rt^Âu, au vers X, 6, 1, les a rayons » des prières seraient une métaphore très familière aux auteurs des hymnes (voir I, p. 285).

Bnftii la formule du vwé IV, 11, 3, « C'est de toi, ô Agui, qiie naissent les hymnes », nous condnît au titre de « père des hymnes » qui lui est formellement donné au vers III, 26,9, cf. m, 15,2.

Nous avons vu ' que le personnage à'îlk représente à la fois la prière et l'offrande. II est donc naturel que les mêmes relations aient été reconnues entre I/â et Agni, qu'entre Agni, d'une part, et les offrandes et les prières de Vautre. Agni et I/â sont rapprochés aux vers I, 31, 11, et III, 7, 5. Au vers V, 4, 4, nous trouvons la formule a Agni accompagné d'Kà». Ce n'est pas tout à fait la formule de Tunion sexuelle. Mais la conception d'Ilà comme présentant le beurre à Agni, VII, 16, 8, a réellement abouti à un mythe dl^â nourrice d'Agni, III, 65, 13'. On ne s'est pas non plus borné à dire qu'Agni a été déposé dans le séjour d'Iiâ, III, 23, 4 ; 29, 4, ou qu'il est né dans ce même séjour, X, 1, 6. Agni a été expressément appelé le fils d'I/à, IH, 29, 3, ce qui n'a pas empêché un antre poète 'de dire de celui qui, comme nous l'avons vu, est à la fois le fils et le père de la prière, qu'il a engendré I/â, VI, 52, 16.

Le fils de la Dakshinâ, III, 58, 1, ne diffère sans doute pas du fils d'I/â. C'est toujours Agni ayant pour mère la personnification d'un des éléments femelles du culte.

Ainsi, les mères du feu, dans sa forme terrestre, sont, non seulement les Aranis, mais encore les offrandes et les prières, qui sont aussi considérées comme ses épouses, et, les prières au moins, comme ses filles. Il faut avouer pourtant que les textes où nous troavons ces conceptions clairement formulées sont relativement peu nombreux. Mais ce qui nous interdit de les négliger, c'est, outre l'explication qu'ils nous fournissent, comme on le verra, pour toute une série de formules obscures, ou même intentionnellement énigmatiques^, leur parfaite concordance avec les textes beaucoup plus nombreux qui constatent des relations identiques, soit entre le breuvage sacré et les éléments femelles du culte, soit entre les formes célestes d*Agni et les éléments dont les prières et les offrandes sont la représentation dans le sacrifice.

Aux preuves qui ont été déjà données de cette dernière

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