‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 91 sur 417 · Voir I, p · texte numérisé non relu

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Enfin> dans Thymne X, 45, après les énumérations des a trois naissances » et les allusions au sacrifice céleste reafermées dans les trois premiers vers, on voit au vers 6 T Agni « qui remplit en naissant les deux mondes » honoré par les « cinq races » . Ce texte nous ramène à Tépithète pâncajanya «commun aux cinq races », «honoré par les cinq races », dont le nom de Vaiçvânara est bien décidément l'équivaleiit. Par toutes ces races auxquelles il appartient» comme par les cinq races, il faut entendre quelque chose de plus que les races humaines, à savoir les races de l'univers entier, y compris la race divine ^

Ainsi rétude du personnage d'Agni Vaiçvânara^ que nous avions différée jusqu'ici, confirme notre interprétation du nombre cinq, et du même coup celle de tous les nombres qui peuvent s'échanger avec celui-là dans les formules védiques.

Nous conclurons donc ainsi. La plupart des nombres mythologiques du Aig-Yeda, et particulièrement les nombres deux, trois, cinq, sept, expriment, non pas simplement une « pluralité indéterminée », mais une « totalité «>, et cette totalité répond en principe à l'ensemble des mondes. En ce sens on peut dire (et c'est comme une troisième règle de l'arithmétique mythologique à ajouter à celles qui ont fait l'objet des deux premières sections], que ces différents nombres sont tous équivalents, en tant qu*ils expriment, chacun dans un système de division particulier, la somme des parties d'un même tout qui n'est autre que l'univers lui-même.

C'est une nouvelle et dernière confirmation de l'idée essentielle que nous avons cherché à mettre en lumière dans tout ce premier livre. L'arithmétique mythologique nous montre les relations étroites conçues entre la terre et le ciel, étendues, dans des systèmes de division plus compliqués, à toutes les parties de l'univers.

1. Citons encore les passages qui font d*Agni Vaiçvânara le maître des richesses du ciel et de la terre, IV, 5, 11, des richesses qui sont chez les hommes et de celles qui sont dans les montagnes, dans les plantes, dans les eaux (célestes), I, 59, 3, des richesses de la mer supérieure et de la mer inférieure, ou du ciel et de la terre et des richesses <x du fond » {hudhnya), cf. Ahi Badhnya,et plus haut, p. 73 et 107), c'est-à-dire du monde inYiaible, VII, 6, 7. Ils rappellent la richesse a des cinq races », VII, 72, 3, cf. I, 176, 3; VI^ 46, 7, et confirment les observations précédentes.

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