Voir I, p
remonter à Torigine du mythe, avec ce personnage loiméme, ou plutôt avec le couple dont il faisait partie.
Noas n'entendons pas pourtant identifier Saramâ à Saranyû» mais plutôt les opposer Tune à Tautre. Les deux jumeaux, représentant peut-être à Torigine les deux formes, céleste et terrestre, ou mieux encot*e la forme cachée et la forme visible du feu, pouvaient avoir deux mères comme la feu représenté par un personnage unique ^ En fait, nous voyons aux vers X, 17, 1-2, que Saranyû, mère de Tama et épouse de Yivasvat^, a une « pareille »^ ou^ si j*ose le dire, une a doublure » que les dieux ont créée et donnée à Yivasvat, en même temps qu'ils la cachaient elle-même aux mortels. Nous y voyons encore qu'elle a abandonné ses enfants jumeaux. En un mot Saranyû est une forme de cette mère car chée que différents textes opposent à la mère toujours présente, représentant Toffrande ou la prière. J'ajouterai qu'elle est en même temps une forme de la fille, identique en somme à la mère cachée, qui contracte une union incestueuse avec son père : car la formule tv(uhtà duhitre vahdidam kriuoiit signifie très vraisemblablement, non pas a Tvash^ri marie sa fille x>i mais « Tvash/ri épouse sa fille ^ ». Tvash(ri, le feu caché, se substitue à Vivasvat, le feu manifesté, comme époux de la femelle céleste, c'est-à-dire qu'il la retient dans le monde invisible. Saramâ, représentant la prière, serait donc tout au plus, si Ton voulait insister sur ses rapports avec Saranyû, cette « pareille » qui la remplace comme épouse de Yivasvat.
En tout cas, comme mère de deux jumeaux, elle rappelle encore la femelle yamasû « enfantant des jumeaux » qui « se place sur l'extrémité mobile de la langue, III, 39, 3, c'est-à-dire toujours la prière^, la prière ancienne des pères* originaire du ciel, et qu'on continue à reciter dans l'assemblée du sacrifice, ibid.^Z. Ce dernier rapprochement est dVmtant plus frappant que les vers suivants du même hymne célèbrent les exploits accomplis par Indra en compagnie des Pitris, et particulièrement avec l'aide des Navagvas et des