‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 196 sur 335 · Dans ce dernier vers, en compagnie d*Agni, cf. IV · texte numérisé non relu

Dans ce dernier vers, en compagnie d*Agni, cf. IV

vers III, 34, 4, qu'Indra a livré en compagnie des Uçij les combats danslesquels ila conquis la lumière du jour.

Le nom à'Ayn est donné à Soma, IX, 23, 2 et 4; 64, 17 ; 67,8; 107, 14, cf, V, 43, 14S aussi bien qu'à Agni. D'ailleurs, que les Ayus, ou tout au moins le chef do leur race, représentent Agni ou Soma, ils ont pu, à l'un comme à l'autre titre, jouer dans la légende le rôle de favoris et d'auxiliaires d'Indra. Et, en effet, Indra s'enivre de Soma chez Ayn, Vàl. 4, 1, et les Ayus sont célébrés dans un vers adressé à Indra, X, 74, 4, pour avoir accompli l'exploit attribué aux ilngiras et aux Ucij, c'est-à-dire l'ouverture de l'étable pleine ' de vaches. L'auteur ajoute qu'ils ont trait la grande vache « aux mille torrents, qui ne met bas qu'une fois et qui a beaucoup de fils » ; cette vache ne peut être naturellement que la vache céleste, aurore ou nuée^ Les ^lyus eux-mêmes sont compris, au vers VIII, 3, 7, avec les /îibhus et les Rudras, dans une énumération des groupes de prêtres mythiques et célestes qui ont adressé à Indra leurs hymnes de louanges.

Le caractère équivoque d'^yu a déjà été signalé^. Nous y reviendrons à propos de Kutsa qui, comme lui, perd quelquefois son caractère de protégé et d'allié du dieu, pour n'être plus que le butin de sa victoire, ou même pour devenir son ennemi.

Au vers X, 49, 5, le mot veça désigne un ennemi qu'Indra a soumis à Ayu, Mais il est possible qu'ici le mot i4yu, qui désigne, quelquefois des prêtres réels, ou même l'homme en général *, soit pris dans ce dernier sens, et que le mot veça garde sa signification connue de « famille » ou « race de même origine». La formule serait ainsi équivalente à celles qui célèbrent les victoires remportées par des i4ryas sur d'autres /Iryas ^.

Le nom de descendants de Manu ou Manus est aussi, et même beaucoup plus souvent que celui de descendants d'^éyu, donné à tous les hommes. Les noms de l'ancêtre étant d'ailleurs quelquefois, comme celui d'-^^yu, appliqués purement et

i. Cette observation aurait pu trouver place déjà dans la première partie, I, p. 188.

2. Cf. dans le chapitre de la troisième partie consacré aux Maruts, la mère de ces dieux, Pricni.

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