‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 198 sur 335 · I, p. 70, et II, p · texte numérisé non relu

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4. Ou môme seulement une partie de cette race. En effet , le vers X, 80, 6 oppose les peuples nés de Manus à ceux qui sont nés de Nahus (voir I, p. 68 et note 3), tout en faisant des uns et des autres des adorateurs d*Agm. La race de ce Nahus, opposé encore à Manus au vers X , 99, 7 , est désignée par les dérivés nahushay nûhusha et nahushya, comme celle de Manus Test par les dérivés manusha, mânusha et mantishya : or le mot nahiisha est également opposé à mânusha^ I, 31, 11, le mot nahushya au nom même de Manu, X, 63, 1, et la race de Nahus n*en est pas moins mise sont la protection d*Agni, V, 12, 6, que les dieux lui ont donné pour chef, I, 31, 11; elle n*en figure pas moins parmi celles qui pressent le Soma, IX, 88, 2; 91, 2: en un mot elle n'en participe pas moins aux rites du culte védique. Sarasvatî (ou la rivière de ce nom, ce qui serait une indication géographique concordante), lui donne son lait, VII, 95, 2. C'est en faveur d'un nahu/, c'est-à-dire sans doute d'un descendant de Nahus (cf. l'emploi identique de Manu et de Manus) que le soleil et la lune sont invoqués au vers X, 92, 12 (si l'on admet la correction très vraisemblable de M. Roth [çnmi nahtuho). C'est encore un Nahus dont les libéralités sont célébrées par l'auteur de l'hymne I, 122 (vers 8; 10 et 11), et c'est sans doute par allusion à la magnificence de cette race ou de son chef, qu'Indra est appelé plus Nahus qtt*uo Nahus ou que Nahus, X, 49, 8 , peut-être même reçoit purement et simplement le nom de Nahus, VI, 26, 7. La piété d'un Nahusha est également louée dans le vers VIII, 46, -27 à Vâyu. Peut-être donc le vers X, 99, 7 doit-il être entendu en ce sens qu'Indra a brisé les forteresses du Dasyu, a pour Nahus » de même qu'il a lancé sa flèche sur l'ennemi « pour Manus » (voir I, p. 70, note 1). Les « races de Nahus » ne paraissent pas étrA non plus des races ennemies au vers 16 de l'hymne à Indra, I, 100. Il en est autrement il est vrai dans d'autres formules adressées au même dieu, YI, 46, 7; VIII, 6, 24, ou à Agni, VII, 6, 5. Au vers VIII, 8, 3, cf. V, 74, S, la race des Nahus paraît être au moins une tribu autre que celle du suppliant. Mais on sait que les ilryas étaient souvent en guerre entre eux. Il est donc permis de croire qu'au vers VI, 22, 10, après la formule connue « les ennemis Dâsas et ^ryas », le mot ndhusha désigne certaines tribus particulières des ilryas, celles par exemple que nous avons vues opposées dans plusieurs passages aux peuples nés de Manus. Les hymnes connaissent aussi déjà le nom d'un personnage de la famil}e de Nahus, Yaydti, dont les dieux ont visité le sacrifice, X, 63, 1, et que le vers I, 31, 17 comprend avec Manus et Angiras parmi les premiers prêtres d'Agni.

l'homme, ou de VAvysL, sont désignés par d'autres mots, particulièrement par le mot vritra, I, 52, 8 ; 165, 8 ; II, 19, 4; V, 29, 7, dont nous connaissons aussi la double application, ou encore par le nom d'Ahi, V, 29, 3, qui n'est donné qu'au démon. Indra* a frappé tous ces ennemis pour son protégé^, 1,130,8; 175,3;II, 20, 6;V, 30,7; VIII, 87,6; X, 49,7; 73, 7, cf. Vâl. 1, 8, ou, avec lui, I, 130, 9, et il a ainsi pour lui conquis les vaches, V, 29, 3, les eaux, V, 31, 6, fait couler les eaux, I, 130, 5; II, 20, 7, cf. I, 52^ 8, et briller le jour, III, 34, 4, après avoir bu le Soma, V, 29, 3, qu'il lui offre. Il lui a fait traverser les rivières, I, 165, 8, cf. X, 49, 9, ce qui peut s'entendre des rivières célestes aussi bien que des rivières terrestres ^, puisque, au vers X, 104, 8, nous voyons qu'il a trouvé un passage à travers les quatrevingt-dix new/ rivières, non seulement pour Manus (ou pour l'homme), mais encore pour les dieux. Au vers V, 29, 7, les trois étangs de Manus, où Indra boit le breuvage sacré pour tuer Vritra, sont compris dans la description d'un sacrifice mythique, cf. 8. Quand le nom de Manu est accompagné du titre de « père », I, 80, 16, on ne peut contester qu'il désigne l'ancêtre mythique ; or, cet ancêtre est l'un do ceux qui ont donné le modèle de la prière adressée à Indra par les prêtres actuels, ibid. Il n'est pas douteux non plus que le mot manu soit nom propre aux vers Vâl. 3, 1; 4, 1, où il figure dans des énumérations de personnages chez lesquels Indra a bu le Soma.

La seconde de ces énumérations comprend, avec le nom de Manu, celui de Vivasvat, autre représentant d'Agni *. Ailleurs encore, Vivasvat joue le rôle d'un prêtre favori d'Indra ^. Le dieu « s'enivre » de sa prière, VIII, 6, 39, et il a déposé chez lui un trésor, II, 13, 6. C'est avec « les dix », apparemment avec les dix doigts de Vivasvat, conçu comme préparateur mythique du Soma, en même temps qu'avec un triple marteau, qu'Indra a secoué l'outre ou la cuve « du ciel », VIII, 61, 8, sans doute pour épancher les trésors

i • Naturellement d'autres dieux encore sont les protecteurs de Manu ou du Manus, Agni, I, 31, 4, Soma, IX, 92, 5, les Maruts, [, 166, 13, les Açvins, I, 112, 16 et 18; VIII, 22, 6, Vishnu, VI, 49, 13, les dieux en général, VI, 21, ii ; VII, 91, 1 ; VIII, 27, 4 ; U ; 21.

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