‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 200 sur 335 · Voir p. 17 et p · texte numérisé non relu

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4. Nous évitons de nous prononcer sur les rapprochements de- nomt appartenant à d'autres langues. Dans la langue védique même, il ne nous paraît pas certain que le nom du Traitana qui tranche la tête an démon, 1, 158, 5, ait la même origine que celui de Trita.

3. A Trita et à Dvita, on a encore ajouté plus tard un Bkata. Voir BOhtl. et Roth, s. V, 6. Cest Topinion de M. Grassmann dans son Wœrterbuch,

est une sorte d'incantation par laquelle en envoie le mal à Dvita, et surtout à Trita, c'est-à-dire le plus loin possible, au delà de la terre et même des limites du monde visible. Le a troisième » en effet, c'est le plus éloigné, celui qui habite, non seulement le ciel, V, 41, 4, mais la partie la plus mystérieuse du ciel, et qui par suite aussi connaît tous les mystères, en particulier celui de l'origine céleste de la race humaine» I, 105, 9.

Les personnages représentant Agni ou Soma deviennent aisément, dans la mythologie védique, des prêtres qui ont trouvé le feu ou le breuvage, allumé l'un et pressuré l'autre *. On ne s'étonnera pas que Trita ait aussi subi cette transformation. Et en effet, nous lisons au vers X, 46, 3, que Trita, après avoir bien cherché, a trouvé Agni « sur la tète de la vache », et au vers V, 9, 5, qu'il attise Agni dans le ciel. Trita est encore un préparateur, et un préparateur céleste du Soma. A supposer que « les jeunes femmes de Trita qui mettent en mouvement le Soma à l'aide des pierres », IX, 32, 2; 38, 2, soient les doigts d'un sacrificateur réel, cette expression ne s'expliquerait que par une allusion à un prêtre divin que le prêtre mortel prend pour modèle. Mais les hymnes où elles se rencontrent renfermant d'autres traits (IX, 32, 4 ; 38, 5) qui ne peuvent s'appliquer qu'au Soma céleste, il est plus naturel de la prendre au sens propre. Trita figure, comme préparateur du Soma, tantôt à côté de dieux proprement dits, comme Vishnu et les Maruts, VIII, 12, 16 , IX, 34, 4 et 5, tantôt à côté de sacrificateurs mythiques comme Manu, Vivasvat et -4yu, Vâl. 4, 1. Le Soma qui, en se purifiant « sur le plateau de Trita », a fait briller le soleil, IX, 37, 4, traverse les espaces du ciel, tôirf., 3 : le « plateau » de Trita n'est donc autre chose que le ciel même. C'est même le ciel invisible : car la place que le Soma occupe, quand il est sous le pressoir de Trita, est « cachée », IX, 102, 2, cf. 3.

Au vers V, 41, 10, Trita est opposé, en qualité de prêtre céleste, à celui qui loue « le fœtus du mâle terrestre » ^. Le personnage <* loué » par Trita est Apâm Napât, c'est-à-dire qu'à remonter aux origines du mythe, il ne diffère pas de Trita lui-même. C'est ainsi encore que Trita, que nous avons

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