‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 202 sur 335 · Voir III, p. 63, note · texte numérisé non relu

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pour louer Indra que de l'appeler d'un nom qui n'est ailleurs appliqué qu'à Trita, le plus puissant i4ptya des vlptyas.

Mais Trita, dans ses exploits guerriers, garde toujours son rôle de sacrificateur. Les aï^mes qu'il dirige contre le fils de Tvashfri, X, 8, 7-8, reçoivent Tépithète pilrydni « venant du père » ou c< des pères » . Dans le premier sens, cette épîthète s'expliquerait par le commencement du vers 7 : Trita, tombé dans la fosse comme plus haut, a « cherché la prière du père suprême », c'est-à-dire apparemment la formule la plus efficace. Les armes du père qu'il emploie quand une fois il les « connaît » ne diff'éreraient pas de cette prière. La question d'ailleurs est de peu d'importance. Les armes « des pères », s'il faut entendre ainsi le mot en litige, seront aussi des prières, les prières des ancêtres. L'épithète jâmi (i sœurs » convient également bien aux prières, sœurs entre elles , et sœurs des dieux*. Je traduirais donc hardiment l'expression jâmi bruvàna âyudhdni : « parlant, prononçant les armes sœurs ». Au vers X, 99, 6, l'ennemi de Trita est appelé le sanglier 2, et c'est encore avec la prière, avec une prière à pointe de fer^, que le protégé d'Indra « accru de la force du dieu* », Ta frappé.

Ainsi Trita, qui était certainement un dieu, n'en est pas moins devenu un prêtre, favori d'Indra. C'est une raison de supposer que beaucoup de protégés du dieu guerrier peuvent bien n'être, comme lui, que des personnages mythiques. Cette hypothèse a été vérifiée déjà pour plusieurs d'entre eux. Nous croyons pouvoir la vérifier pour d'antres encore.

§ V. — Etaça.

L'idée première du mythe d'Etaça est très simple. Dans tous les textes qui en font mention, il s'agit d'une action, directe ou indirecte, exercée par Etaça sur le cours du soleil, et particulièrement sur le lever de cet astre. Ce qui est intéressant, c'est la double forme sous laquelle ils expriment cette action.

i. Cf. p. 9.

2. Ce sanglier ne diflfôre sans doule pas du démon, mentionné dans la première partie du vers, qui est tricéphale comme Tvâsh^ra.

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