‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 272 sur 335 · Plus haut, p · texte numérisé non relu

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Tusage hindou d'après lequel un père sans enfants m&les livrait sa fille à un homme, à la condition que Tenfant qui naîtrait de cette union appartiendrait à son aïeul et lui tiendrait lieu de fils^ Le fils dont il s*agit n'est peut-être d'ailleurs que le fruit quelconque de la prière.

Mais les Açvins ne se bornent pas à accueillir les hymnes de louange, ce que les poètes expriment dans leur langage en disant qu'ils s'unissent à eux ou qu'ils les prennent pour véhicules ou pour montures : ce sont eux aussi qui les inspirent, VIII, 5, 35 ; 75, 2. Ces chants, que nous avons vus assimilés à des armes, ce sont eux qui les aiguisent comme une hache, II, 39, 7. Ces prières, souvent comparées à des vêtements, ce sont eux qui les tendent sur le métier comme des ouvriers, X, 106, 1. La prière, en effet, a une origine céleste. Celle qui est adressée aux Açvins, IV, 43, 1 ; VI, 63, 6> qui va vers eux comme un messager, V, 43, 8, et àlaquclleonassimilele bruit delà pierreàpresser, 1, 118,3;III, 58, 3; VII, 68, 4, est appelée la prière antique, VII, 73, 1, et ce terme, en rappelant les ancêtres de la race, rappelle aussi que ces ancêtres ont reçu du ciel la prière, comme les autres éléments du sacrifice, le feu et le Soma. Or la parole sacrée, quoique descendue sur la terre, n'en subsiste pas moins dans le ciel, comme le Soma et le feu, et, de même que les autres formes de la femelle céleste, elle y est dans un rapport étroit avec les Açvins. Ainsi des épithètes déjà relevées vàjinivasû, jenyà'Vasû, et de celles que nous retrouverons plus loin, iûryd'Vasû, viçpald-vasû, il faut rapprocher celle de manâ'Vasù <c qui ont pour richesse la piété, la prière », V, 74, 1 : la piété, manâ, parait bien jouer dans cette expression le même rôle que' jouent dans.les autres la vache, vdjintt jenyd, les personnages de Viçpalâ et de Sûryâ '. D'ailleurs la prière, sous le nom de vânicîj est formellement placée sur le char des Açvins ^, V, 75, 4. Le couple divin s'avance sur son char avec la prière « brillante », VIII, 26,19.

1. Ailleurs, c*est le prêtre lui-même qui, revêtu en quelque forte de set lacriâces, est comparé à une femme parée de ses ornements, VIII, 26, 13. La mouche qui leur apporte la liqueur (le miel) au vers X, 40, 6, et qui est comparée à une femme allant au rendez-vous^ est encore soit le prêtre, toit le feu du sacriflce. Enfin le sacrificateur qui retient les Açvins dans sa demeure est comparé à une femme veuve qui reçoit chex elle son beau-frère, X, 49, % appelé à remplacer son mari mort.

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