‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 29 sur 335 · Sacate, cf. I, 164, 50; X · texte numérisé non relu

Sacate, cf. I, 164, 50; X

2. Cf. plus haut, Soma précédant la parole et les rivières, p. 27.

3. Je ne crois pas d'ailleurs qu*ll faille chercher ici un exemple de Tidentification, encore très rare dans le Aig-Veda, de Soma avec la lune.

impossible de méconnaître dans une pareille formule une allusion au soleil dont Soma est l'image terrestre.

Soma est aussi un mâle qui désire Taurore et la nuit, IX, 5, 6. On le compare au soleil poursuivant Taurore, IX, 84, 2. Nous retrouverons dans la section suivante deux passages où les femmes qu'il va trouver au rendez- vous, IX, 86, 32, et les troupeaux dont il est le taureau, IX, 71, 9, ne sont pas autrement désignés, mais qu'il peut être utile de signaler ici, parce que Soma y figure comme revêtu des rayons du soleil. Il n'est pas impossible que l'emploi du motw^nyd, dérivé du nom de l'aurore*, pour désigner les vaches (eaux, lait ou prières) auxquelles Soma s'unit dans la cuve, pareil à un homme qui va trouver une femme au rendez-vous, IX, 93, 2, cf. 96, 14, renferme une allusion à l'union que, sous sa forme céleste, il contracte avec les aurores.

Enfin, Soma est appelé aux vers IX, 65, 1 et 67, 9, un soleil mis en mouvement par des sœurs qui reçoivent ellesmêmes le nom d'ti^t. Ce dernier mot, qu'on ne retrouve pas ailleurs, ou bien a le sens d'« aurore », ou tout au moins doit, d'après le contexte comme d'après son étroite parenté avec les noms de l'aurore, renfermer une allusion à ce phénomène. Si donc il s'agit là par exemple des doigts qui pressent le Soma terrestre, le poète n'en a pas moins en vue le Soma-soleil enfanté par l'aurore. Au vers I, 121, 6, le Soma comparé au soleil qui sort brillant de l'aurore est peutêtre le soleil lui-même ; c'est en tout cas un Soma céleste, pressé par des sacrificateurs qui, comme les compagnons de Brahmanas pati* dont la sueur est un lait chaud (le lait des nuages), X, 67, 7, cf. VII, 103, 8, emploient comme offrande leur propre sueur, sveduhavyaih, cf. I, 173, 2. Nous pouvons maintenant comprendre l'épithète jyotirjarâyu « qui a pour chorion la lumière », donnée au vers X, 123, 1 à Soma-Gandharva-Vena. L'enveloppe brillante de l'embryon qui doit être Soma est l'aurore d'où il sort sous la forme du soleil.

!. Voir I, p. 316.

2. CTest sans doute Brahmanas pati qui, dans notre passage, offre avec eux le Soma aux races anciennes, o*est-àrdire aux anciens dieux, cf. I, p. i06.

SECTION V

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