‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 323 sur 335 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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la terre) et de l'atmosphère, VIII, 10, 6, « de la terre et du ciel », IV, 44, 5, « du ciel et des eaux», V, 76, 4, cf. VIII, 10, 1, ou, ce qui revient au même, du ciel et de l'atmosphère, VIII, 8, 4, cf. 3 et 7, cf. VH, 70, 3 et 4 ; VIII, 9, 5, peuvent, comme les formules analogues adressées à Indra \ contenir une allusion aux sacrifices des différents mondes, V, 74, 2; VIII, 26, 17, et à la concurrence qu'ils font au sacrifice de l'homme aussi bien que ceux d'autres sacrificateurs terrestres, cf. I, 47, 7 ; 120, 1; VIII, 10, 5. Elles n'impliquent pas nécessairement autant de demeures propres des Açvins ^, même quand les lieux en question sont désignés parles termes de «séjours», slhâna^ VII, 70, 3, ou de « maisons », gviha^ VIII, 10, 1 : la place même du sacrifice terrestre n'est-elle pas appelée un séjour et une maison des Açvins, V, 76, 5 ?

Il faut attacher plus d'importance au vers VIII, 8, 23, où sont mentionnés trois séjours des Açvins, tant visibles que cachés : la comparaison des formules analogues, I, 35, 6; 155, 5; VII, 99, P, nous permet d'interpréter celle-ci* en ce sens que les Açvins ont deux séjours visibles et un séjour caché. Nous avons déjà vu, du reste, la même idée exprimée sous une autre forme aux vers X, 85, 15 et 16. Le char de Sûryâ, qui n'est autre que le char des Açvins, a trois roues^ cf. I, 34, 2 et 9; 118, 2; 157, 3; 183, 1 ; X, 41, 1 : mais de ces trois roues, Tune est cachée ; les deux autres seulement sont connues du commun des prêtres, X, 85, 14-16. J'interpréterai de même l'épithète Irishiha « qui a trois stations», donnée au char des Açvins dans un passage où précisément figure aussi la fille du soleil, identique à Sûryâ, I, 34, 5, et les attelages « supérieurs, moyens et inférieurs » des mêmes dieux, VI, 62, 11. Les attelages supérieurs, comme la roue cachée, doivent correspondre à la demeure cachée des Açvins, et cette demeure n'est autre que ce la matrice » du Père androgyne où ils séjournent, VIII, 9, 21, comme les ^ibhus dans la maison de

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