Voir p. 83 et note
§ m. — FORMULES APPLICABLES AUX ÉLIÉMENTS DBS PHÉNOMÈNES CÉLESTES
Voici maintenaDt quelques textes dont Tapplication aux éléments des phénomènes célestes est, ou vraisemblable, ou même certaine.
Dans la formule du vers I, 70, 9, adressée à Âgni, « Tu es glorifié dans les vaches et dans les bois », on peut voir une opposition des mères célestes du feu au bois qui Tengendre sur la terre.
Le mâle qui, en mugissant après les vaches, fait retentir le ciel et la terre, IX,! 97, 13, n'est sans doute pas le Soma terrestre. J'en dirai autant du taureau qui, se tenant au milieu des vaches, a contemple ces demeures inférieures », IX, 96,7. Au vers IX, 80, 2, où se rencontre la formule, d'ailleurs banale^ « Les vaches ont mugi après toi », la matrice frappée par le fer veri laquelle s'élève le Soma terrestre, suggère, comme nous le verrons plus bas S Tidée de la mère qui a longtemps retenu le Soma céleste. La Pajrâ dont Soma est le fœtus, IX, 82, 4, est peut-être aussi une mère céleste, cf. I, 167, 6. Au vers IX, 26, 2, nous retrouvons encore les vaches qui mugissent après Soma : ce vers lui-même ne renferme aucune indication sur le point qui nous intéresse ici, mais il est placé entre deux autres concernant le Soma céleste. Enfin^ c*est sur le plus haut plateau, c'est-à-dire dans le ciel, que les vaches, d'après le vers IX,31,5, font couler leur lait pour Soma. Ni les « vierges » qui le mettent en mouvement, tout en gonflant une « outre des grenouilles », IX, 1, 8, qui parait être le nuage ^, ni les « sœurs » avec lesquelles, coulant sur le plateau de Trita ', il fait briller le soleil, IX, 37, 4, no peuvent être les doigts ou les prières d'un sacrificateur humain. Nous avons déjà relevé plus haut * les passages qui nous le montrent revêtu des rayons du soleil quand, pareil à un taureau, il mugit en faisant le tour des troupeaux, IX, 71,9, ou qu'il va au rendez-vous des femmes dont il est Tépoux, IX^ 86, 32, et