‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 72 sur 335 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. Je partage le vers en deux propositions en sous-en tendant le verbe de la première dans la seconde.

4. Âditi est une forme de la vache, de la mère céleste. Voir III, p. 93-M.

le ciel à la femelle du sacriâce a pu être considérée comme la mare de celle-ci, il est aisé de comprendre qu'une forme du mâle correspondant dans le ciel au mâle du sacriâce ait pu passer également pour le père de celui-ci, en un mot que le pare d*Agni ou de Soma ne soit dans certains cas qu'une aaixe forme d'Agni et de Soma eux-mêmes.

Les termes de père et de fils paraissent d'ailleurs avoir servi moins encore à opposer une forme céleste d'Agni ou de Soma à leur forme terrestre, qu'à distinguer d'Agni ou de Soma manifestés dans le monde visible, soit sous leur forme liturgique, soit aussi sous celle du soleil ou de l'éclair, l'essence permanente de l'un ou de l'autre dans le^monde invisible, cette « base » qui, selon la formule appliquée à Agni par l'auteur du vers III, 55, 7, reste immobile, pendant que l'extrémité opposée se meut; cet « étai » d'Agni, sans doute de TAgni « inférieur » (cf. I, 104, 4), qui est placé dans le « nid du « suprême » X, 5, 6 (cf. le « nid du taureau où Agni naît caché, IV, 1, 11); cette « base », enfin, cette « forme » du a taureau », dont le parallélisme des versl, 141, 3 et 4 parait bien impliquer l'identité avec le « père suprême » lui-même. C'est ainsi du reste qu'aux vers II, 5, 5 et 6, les « trois sœurs » qui viennent en ce monde, c'est-à-dire apparemment les formes de la femelle dans les trois parties de l'univers visibles sont opposées ensemble à la mère cachée, à la mère qui, elle aussi, reste « immobile », III, 55, 4.

Même dans le monde invisible, nous avons vu qu'Agni et Soma peuvent être encore distingués de leur père en tant qu'ils ne lui sont que momentanément reunis, et qu'ils doivent, après un séjour plus ou moins long auprès de lui, reparaître dans le monde visible. Ce cas est celui où l'identification du père avec le ciel, et pour parler d'une façon plus précise, avec le monde invisible, c'est-à-dire avec le lieu même où se cachent Soma et Agni, peut sembler le plus nécessaire. Cependant la possibilité d'une distinction entre l'Agni et le Soma qui se cachent et se montrent tour à tour, et l'essence immuable de l'un et de l'autre, paraît subsister

1. Le mot a sœur » flgare, il est vrai, au singulier dans la proposition qui représente la sœur a venant de la mère a; mais le pluriel que nous retrouvons dans la proposition suivante « à leur arrivée, etc. », montre bien que a la sœur » est là pour « les sœurs ». Cf. les sœurs a qui sont dans la mère », mâtariôhvarlh, X, 120, 9. Cf. aussi les vers VII, 72, 3, et X, 55, 4, dont le rapprochement suggère Tidée que les prières ont été considérées comme les sœurs a inférieures > des aurores.

toujours. Il faut y joindre encore la possibilité d'un dédoublement d*Agni ou de Soma, déjà plusieurs fois signalé * dans la conception d'un préparateur, d'un producteur du feu ou du breuvage que l'analyse mythologique ramène à une forme d'Agni ou de Soma eux-mêmes. Ce producteur du feu ou du breuvage serait devenu ici le père d'Agni ou de Soma personnifiés, et ce père serait caché parce qu'il s'agit de la production du feu et du breuvage dans le mondé invisible.

Nous étudierons dans la quatrième partie dififérents personnages divins dans lesquels s'est fixée, sous des formes particulières, cette notion du père que nous ne pouvons étudier ici que dans sa plus grande généralité. C'est surtout alors qu'apparaîtra la nécessité de l'étendre au delà do la notion pure et simple des lieux d'origine d'Agni et de Soma, ciel ou nuage, et d'y comprendre l'idée, soit de l'essence permanente du feu et du breuvage, soit d'un producteur de l'un et de l'autre dont les attributs mythologiques sont empruntés, au moins en partie, au feu et au breuvage euxmêmes. On verra encore que la notion du père peut se confondre avec celle d'un « frère aîné » qui ne saurait représenter le ciel.

Dès maintenant je puis citer le vers I, 155, 3, portant que le fils « fait », c'est-à-dire sans doute réalise la forme inférieure, la forme supérieure et la troisième forme du père dans l'espace brillant du ciel. Si ces trois formes dufilssont en même temps les trois formes du père, c'est apparemment que le père est essentiellement identique au fils. Remarquons encore qu'au vers 20 de l'hymne I, 164, l'opposition entre les deux oiseaux dont l'un mange les fruits de l'arbre, tandis que l'autre regarde sans manger, pourrait bien correspondre à celle du père et du fils que nous avons rencontrée déjà aux vers 4, 12, 16-18, 32 et 38 du même hymne *. Le père, en tant qu'oiseau, devrait représenter là autre chose que le ciel. Au vers 15, celui des sept' ilishis qui est opposé comme immobile aux six /Kshis actifs, à peu près comme le père est opposé au fils, n'est appelé ni le père, ni le « non-né d, mais seulement celui qui est né « seul » par opposition aux six jumeaux. Il semble bien que ce soit là déjà un des cas

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