‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 87 sur 335 · P. 99 et suiv · texte numérisé non relu

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rivières elles-mêmes coulant par la bouche de Varuna (représenté ailleurs au milieu d*elles, VIII, 41, 2), comme le vers VII, 87, 5, nous montre les trois ciels et les trois terres renfermés dans l'immensité du même Varuna. Aussi bien est-il ditailleurs, X, 111, 8, qu'on ne sait où sont les extrémités ni où est le milieu des eaux, c'est-à-dire qu'elles sont partout, qu'elles remplissent l'univers.

Le sacrifice du Purusha, pour lequel les dieux ont employé sept morceaux de bois appelés paridhi et trois fois sept bù-^ ches appelées samidh, X, 90, 15, a certainement pour théâtre l'univers entier, cf. X, 90, 2-4. Il en est de même de celui qui est décrit comme un char aux vers 2 et 3 de cet hjmne 1,164, auquel nous avons emprunté déjà tant de textes 'concernant les nombres. Que la roue à trois moyeux « sur la quelle reposent tous les êtres » représente ioules les divisions de la durée * ou toutes les divisions de l'espace, je crois qu'il ne peut être fait allusion qu'aux dernières ' dans les sept roues du même char, dans les sept chevaux, équivalents au cheval à sept formes, qui représentent les sept prêtres, cf. ibid. 1; 6; 15;36, etquinediffèrentpasdes sept «quiattellentDetqui «montentsurlechar»', et dans les sept sœurs, auxquelles correspon-* dent sept formes cachées des vaches, qui font retentir des acclamations, et représentent par conséquent les sept prières.

Le mot «tout» figure d'ailleurs quelquefois lui-même dans les formules à côté d'un nombre qui en est l'équivalent. Agni, qui a deux naissances, s'élève au-dessusdes trois ciels, rocana, et de tous les rajas^ I, 149, 4. Agni, qui a trois demeures, et qui est honoré par les sept races, séjourne dans toutes les rivières, VIII, 39, 8. Agni, qui a trois têtes et sept rênes, remplit tous les espaces du ciel, I, 146, 1. En regard de la formule portant qu'Agni « embrasse » les « sept lois », <M4mani X, 122, 3, on peut placer celle qui représente Soma (1 embrassant toiUes les formes » grâce aux prêtres « qui ont sept bouches», c'est-à-dire grâce aux sept prêtres, IX, 111, 1. Au vers X, 67, 1, l'inventeur de la prière « à septtétesM et du quatrième hymne reçoit l'épithète viçvajanya a common à toutes les races ». Cette épithète rappelle la qualification de pdncajanya « commun aux cinq races ». On peut en dire autant des épithètes synonymes, viçvacarshani et viçvakvishti.

i. Voir pluB haut, p. 130.

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