‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 90 sur 335 · Voir I, p. 52 et suiv · texte numérisé non relu

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exemples les pins curieux que nous ayons donnés du rapprochement de ces dernières formules était également tiré d*un hymne à Agni Vaiçvânara, IV, 5, 3; 7 ; 8 et 10.

Je viens enfin aux passages qui font d*Agni Vaiçvânara le fen d*un sacrifice céleste. Il est dit desdieux, dans le <c sein » desquels il « crott », VII, 5, 1, non seulement qu'ils Tout engendré,!, 59, 2; m, 2. 3; VI, 7, 1 et 2, qu'ils l'ont acclamé à sa naissance, VI, 7, 4, qu'ils l'ont honoré avec un sentiment de frayeur quand il était caché dans l'obscurité, VI, 9, 7, mais qu'ils en ont fait leur purohita ; et l'on ne s'étonnera pas que je prenne ce mot dans son sens de «prêtre » au vers 8 de l'hymne III, 2, si Ton remarque que le même hymne renferme déjà aux vers 3 et 7 des allusions au sacrifice céleste, et qu'au vers 9 les dieux sont représentés «purifiant» c'est-à-dire attisant, comme les prêtres de l'Âgni terrestre, ces trois « bûches » dont l'une doit être déposée par eux chez les mortels pour que les deux autres, représentant les feux célestes, apparaissent à son appel. Dans l'hymne X, 45, qui célèbre les trois naissances d'Agni Vaiçvânara, l'allusion au sacrifice céleste est également évidente, soit au vers S, et VI, 8, 4, soit surtout au vers 1 où celui qui l'allume «dans les eaux» est représenté «chantant» et reçoit la qualification de «pieux». Enfin dans l'hymne X, 88, où Agni Vaiçvânara est identifié au soleil , le sacrifice céleste est décrit dans tous ses détails ^ Il y est question de l'ofi^rande versée dans le feu céleste par les dieux (7); c'est une offrande de beurre qu'offrent au « premier Aoiri » (4) les dieux qui Font « engendré » (9) dans le ciel en lui adressant un hymne de louange (10), et qui ont institué en même temps tontes les cérémonies du sacrifice (8). On y retrouve aussi d'ailleurs le partage du feu en trois feux (10), correspondant aux trois bûches du vers III, 2, 9.

Le sacrifice céleste est opposé au sacrifice terrestre dans des formules qui nous montrent Agni Vaiçvânara invoqué, et dans le ciel, et sur la terre, I, 98, 2, invoqué dans le ciel et déposé sur la terre, VII, 5, 2, accomplissant le sacrifice avec les dieux et avec les «races de Manus », III, 3, 6. On peut remarquer à ce propos que les vers 17 et 19 de l'hymne X, 88 opposent l'un à l'autre deux sacrificateurs, l'un supérieur, l'autre inférieur, qui ne sont peut-être que les deux formes, céleste et terrestre, d'Âgni.

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