Voir Grassmann, W<»rterbuehf s, v
style familier aux flishis, pour relever le sens étymologique de ce nom. « 0 maghavan » , lui dit-on, « donne-nous des mngha », VII, 29, I, cf. IV, 17, 8. Indra, par ses magha, dépasse en libéralité les autres maghavan, VIII, 24, 2. Il est le plus libéral, mamhishtha, des maghavan, V, 39, 4.
Le nom de maghavan n*est d'ailleurs pas le seul qu'Indra partage avec les bienfaiteurs terrestres des prêtres. Il faut y ajouter celui de suri, I, 61, 3; 173, 7; III, 31, 14. VI, 29, 5; 37, 5, qui, quelque soit son sens étymologique, a certainement la même valeur* dans son application aux dieux, et particulièrement à Indra, que dans son application, d'ailleurs beaucoup plus fréquente, aux rich<»s sacrifiants. Au vers I, 61, 3, il est joint au superlatif //lamAïA/ttAa «trèslibéral», et au vers III, 31, 14, il est rapproché du mot maghavan. Enfin, comme j'ai eu déjà l'occasion de le dire', le mot dakshind, désignant souvent les dons d'Indra, II, 11, 21; 18, 8; III, 36, 5; VI, 37, 4; V!I, 27, 4; VIII, 24, 21, cf. III, 39, 6; 53, 6; VI, 29, 3; IX, 98, 10, rappelle le salaire donné au prêtre par le sacrifiant, salaire dont ce même mot est l'appeÛation propre.
Si Indra est un dieu bon et libéral, c'est aussi un dieu fort et belliqueux. Ces deux aspects de sa nature sont d'ailleurs étroitement liés l'un à l'autre. Les dons d'Indra se composent principalement du butin de ses victoires.
Sa « force » est célébrée dans d'innombrables formules. On connaît déjà' celles qui le montrent a fort dès sa naissance », ou qui lui donnent le nom de « fils de la force ». Les épithètes exprimant cette force invincible sont accumulées dans les vers II, 21, 2; III, 46, 1 et 2; VI, 18, 1: VIII, 32, 27, et dans beaucoup d'autres. Aux vers II, 16, 4-6: V, 40, 1-3; VIII, 13, 31-33; 33, 10-12, c'est un même mot vriëhan « mâle », alternant seulement dans le premier avec vriihabha «taureau», et suggérant la même idé's qui est répété jusqu'à satiété, et appliqué d'ailleurs, non seulement à Indra lui-même, mais à ses armes, à ses chevaux, et aux éléments du sacrifice, qui, ainsi que nous le verrons, entretiennent la force et assurent la puissance du dieu. Le nom do nrt le désigne encore, ainsi que pourrait le faire le mot grec correspondant «v^p, comme un être fort, viril. On dit
t. fiSt non le sens de « brillant », comme le Teut M. Orassmann. S. I, p. 1S7.