‹ La reliure du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 12 sur 103 · MANON LESCAUT · texte numérisé non relu

MANON LESCAUT

REIJURE DE. MARIL'S MICHEL (doublure)

Cuzin : renouvellement des fers.

Marius : développement de la flore ornementale.

L'exposition de 1889.

Nous en étions restés à 1885.

Date importante, qui marque le moment précis de la mort de la copie, le moment où les amateurs rétrospectifs, déjà bien clairsemés, commandèrent le dernier Grolier, la dernière fanfare, le dernier Le Gascon.

La copie mourut sans secousse ; sa disparition ne fut ni brusque, ni imprévue, ni désastreuse pour la reliure d'art, qui durant un demi-siècle en avait vécu. Ce fut une mort de vieillesse, ou d'épuisement. La transition fut insensible et

toute naturelle. Dès ce moment nos relieurs avaient tous les éléments nécessaires pour continuer sur nouveaux frais : une nouvelle clientèle pour commander, un nouvel ordre de livres à relier, enfin de nouvelles idées de décors à exécuter, — pour appeler ceci par son nom : un nouveau style.

Voyons le développement de ce style dans les deux ateliers chefs de file, ceux qui alors, en matière de reliure, donnaient le la : les ateliers de Cuzin et de Marins.

Cuzin, vers 1885, est arrivé à la plus haute réputation : il a même l'honneur d'être seul adopté par les bibliophiles rétrospectifs. Très intelligent, très chercheur, il vient de créer le « genre Cuzin », le brillant décor xvni^-xix", pour lequel il fait exécuter des merveilles de dorure. Mais ceci ne lui suffit pas : il a le sentiment que tous les décors copiés ou seulement inspirés d!un autre temps ne servent de rien, et que pour laisser un nom il faut faire du nouveau, sur les livres de son temps.

Aucun embarras quant au décor à adopter

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