LUI
Reliure industrielle. — La reliure-chromo. La question des étrangers.
La reliure industrielle : autre région très tranquille, laissée en dehors des polémiques; les critiques blasés et lassés n'y viennent point pour trouver tout mal, et les « esthètes » n'y ont point importé l'art archaïque, exotique ou convulsif. On y poursuit son chemin sur une route française. C'est une production immense, que nous ne regardons pas, parce que nous vivons au milieu d'elle. Ou plutôt nous la regardons sans la voir, négligemment, à l'époque des étrennes, un peu fatigués de son abondance, et oubliant IV. 19
que c'est nous qui devrions avoir l'œil assez artiste et assez critique pour rechercher aujourd'hui avec plaisir, au milieu du médiocre, les morceaux intéressants — et qui sûrement seront remarqués par nos successeurs, lorsque le temps aura passé dans un alambic cette incalculable production, pour en distiller la quintessence. Mais ce travail de distillation, de discernement, comme il serait plus honorable de ne pas le laisser au temps, et de le faire nous-mêmes d'autorité.... Commençons toujours, à titre d'exemples.
[240] Les Premières illmtrées, par Raoul Toché : publication de Monnier, 1882 et suiv. Plaque de José Roy.
[241] Revue de l'Exposition Universelle de 1889 : chez Raschet. Plaque de Grasset.
(Livre très intéressant quoique à peu près inconnu des bibliophiles. Il contient les plus beaux bois, peut-être, qu'ait faits Lepère.) ■
[242] Plaque de firacquemond, pour le petit portefeuille dans lequel on remettait aux invités
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LES PREMIERES ILLUSTREES