‹ La reliure du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 64 sur 103 · IV · texte numérisé non relu

IV

On vit de tout, des pastiches et des imaginations, des raisonnables et des fous, des rétrospectifs et des exotiques; on vit, transformées en reliures, toutes les choses imaginables, la sculpture et les tapis, le filigrane et les nœuds de bambous sciés en deux. Bref, un ensemble des plus amusants, quitte à vous rendre janséniste et trautzolâtre. Et nous n'avons vu que les reproductions, l'atlas de reliure comparée! Jugez si nous avions palpé les produits eux-mêmes !

Car tant qu'on n'a point touché une reliure on ne la peut juger. Et surtout on ne la peut juger sur des reproductions réduites, très l'éduites, ramenées à la dimension d'un timbre-poste ou peu s'en faut, ainsi que cela se pratique couramment dans les revues françaises et étrangères. Méfiez-vous, encore une fois, méfiez-vous des reproductions de reliures; les grandes sont déjà trompeuses : si elles vous indiquent le mouvement du décor, elles ne vous font pas sentir la qualité de la reliure, et tout est là (nous n'hésitons pas à dire ceci des reproductions données ici par nous-même) ; mais quant aux petites, elles sont mystificatrices; il n'est pas en décor une abomi-

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