INTRODUCTION* VII
cédés assez grossiers, ce soulèvement a pris un développement que son origine ne faisait pa^ prévoir. Tous les journaux se sont mis à discuter sur la messe ou sur le confessionnal; le Times, entre autres, a été, durant des mois, une tribune ouverte à tous ceux qui voulaient revendiquer les vieilles traditions protestantes de l'Eglise d'Angleterre, contre les innovations du moderne High Church. De nombreux meetings de laïques ou de clercs ont été convoqués sur tous les points du territoire. Les deux chambres du parlement ont été, à plusieurs reprises, saisies de la question; les leaders des divers partis se sont expliqués sur ce sujet, et diverses propositions ont été faites pour intervenir législativement ou judiciairement contre ceux qu'on accuse d'être « romanisants ». En même temps les évèques, sous le coup de sommations répétées, ont dû se mettre en mouvementet s'engager à user de leur autorité pour réprimer les abus dont on se plaignait. Que sortira-t-il de tout cela? Il est visible que gouvernement et évêques sont au fond très embarrassés, qu'ils sentent le péril et l'inefficacité des armes dont on les presse de se servir, doutent de leur compétence ou de leur pouvoir, et seraient heureux de gagner du temps en agissant le moins possible.Leleurpermettra-t-on?Déjàlapousséede l'opinion les a contraints de s'avancer plus qu'ils n'avaient intention de le faire au début. S'ils se déterminent à prendre quelques mesures de rigueur, quel en sera l'effet? Ceux que ces mesures menacent semblent, pour le moment, un peu surpris et comme abasourdis du soulèvement qui s'est fait contre eux. Si quelques-uns,