‹ La renaissance catholique en Angleterre au XIXe siècleChapitre 28 sur 60 · INTRODUCTION XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXVII

négligées on mâme volontairement méconnues, non seulement l'Ascension, mais TAssomption, le jour des Morts, la Fête-Dieu. On reprend les offices de la semaine sainte, y compris Fadoration de la Croix du vendredi saint. Plus d'un clergyman se met à l'école des Bénédictins de Solesmes pour ressusciter le chant grégorien.

Ce changement dans le culte n'est que la conséquence du changement plus important qui s'est fait dans les doctrines. La présence réelle objective, que Pusey, il y a un demi-siède, ne pouvait prêcher sans se faire anathématiser comme « romanisant », est hautement professée par les high-churchmen^ sauf encore quelques subtilités pour la concilier avec celui des XXXIX Articles qui a répudié la transsubstantiation ; quant au sacrifice actuel du Christ dans la messe, plusieurs d'entre eux disent l'accepter dans le sens où l'enseigne une partie des théologiens romains. Sur ces deux points capitaux, le langage de la lettre encyclique des archevèquesde Canterbury et d'York, écrite,le 19 février 1897, enréponseà la bulle du Pape, est significatif : non qu'il soit dégagé de toute équivoque; mais c'est un fait important et nouveau que les deux primats se soient préoccupés de satisfaire ceux de leurs adeptes qui adoptent, en ces matières, des opinions catholiques. On peut noter beaucoup d'autres changements doctrinaux. Tout en repoussant certaine conception trop* matérielle du purgatoire, qui n'est nullement de l'essence de la théologie romaine, il y a tendance dans le High Church à admettre, après la mort, un état expectant et souffrant,

Page 1