‹ La Renaissance, de Dante à LutherChapitre 19 sur 22 · LAN MIL CINQ CENT TRENTE-CINQ · texte numérisé non relu

LAN MIL CINQ CENT TRENTE-CINQ

sur la basilique de Saint-Pierre ; aussitôt après commencera sa lente, longue mort.

Certes l'Italie, la mère éternellement féconde, produira encore des œuvres et des hommes : dans la seconde moitié du siècle, elle aura le Tasse, Galilée, Giordano Bruno. [Mais ces trois maîtres, venus trop tard, seront des opprimés, victimes de la réaction et de la décadence. A Rome, à Florence, à Ferrare, après le concile de Trente et avec les jésuites, l'autorité catholique se met en lutte avec la pensée nouvelle. La Renaissance va se transporter ailleurs : en Portugal, tien italienne encore, avec Camoëns ; en Espagne, plus libre et plus nationale , avec Cervantes et Lope de Vega ; en Angleterre, puissamment rajeunie et renouvelée, avec Shakespeare. Il est donc temps de s'arrêter et de reprendre haleine. Nous sommes allés de la Renaissance à la Réforme : il faut aller maintenant de la Réforme à la Révolution.

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