‹ La renaissance des arts à la cour de FranceChapitre 76 sur 127 · MAISTRE GUILLAUME · texte numérisé non relu

MAISTRE GUILLAUME

Je ne prétends pas faire de M'' Guillaume un grand peintre; mais, comme il n'y avait alors guère d'amateurs, je suis naturellement mené à voir en lui un artiste : « A maistre Guillaume, clerc d'office de madite dame d'Orléans, pour ses peines et sallaires d'avoir tiré les armes de la Royne ei^ paincture , 34 sols. Compte 3* de M' L. Ruzé, ar^ genlier de la Royne, 1484-1485. »

Il y a plus ; on n'oubliera pas que la duchesse d'Orléans avait des relations continuelles avec VIUk-

2l»8 LA BEXAI9SANCE DBS AHTS.

lie, et par conséquent avec Marseille. Maislre Guillaume aurail-il quelque rapport avec ce célèbre peintre de vitraux qui fut appelé à Rome par Jules II? Je D*aime pas les conjectures ; je n'appuierai pas sur celle-ci.

TASSFN BUREL.

Nos princes venaient et séjonmaient à Gisors. I^s aménagements exécutés au château, et mentionnés dans le marché suivant, peuvent être considérés comme travaux exécutés pour la cour : « Je, Jehan de la Yiesville, — chevalier — chambellan du Roy NS, son bailly et capitaine de Gisors, certiffie — que les marchez , déclarez en ce présent roui le, ont esté faiz :

« A Jehan Laynné, charpentier, pour avoir taillé, livré et mis en œuvre, à ses despens, les poultres et soiliaulx du chasleau dudil Gisors des planchers hault et bas des chambres neufves, galleries, garderobbes et retraiz, pour ce. • • xiii liv. xiiu s.

w A Jehan le Roy ëV Thomas Carrier, pour avoir fait lesdits planchers de piastre, fait une chemynée. Ixx liv. X s.

(c A Tassin Burel, voirrier, pour trente trois pies de voirre, mis en œuvre pour les voirrines desdites chambres et les garnir de fil d*archaK Cn s. vi d.

«Fait oudit Gisors, le sixiesme jour de septembre, Tan de grâce mil cccc iiij" et neuf. «

PEIXTRES HORS d'oFFICE. 2o9

Ces fenêtres, garanties par des fils d*archal, peuvent bien avoir été ornées de verres peints , mais il resterait encore des doutes sur les talents de Tassin Burel et sa qualité de peintre verrier, si je n'avais trouvé , dans les registres des comptes de la Fabrique de F église Saint-Protais et Saint-Gervais j de Gisors , les deux articles de dépenses suivants : « Du xxiij® jour de desambre (1515) a esté paie à Tassin Burel pour avoir rabillé la verrière sus le portai et sus la chappelle sainte Catherine, xl sols.

cf 1516. Du vuj^ jour de mars a esté paie à Tassin Burel la somme de xxiv liv. luj s. pour, par luy, avoir baillé et livré à ladicte église le nombre de trois cents xlij pies de voire, qu'il a convenu à trois verrières, qu'il a faites, aux portai devers meytre Henry Yvart, qui est à ij s. le pié, pour ce xxxiv livres iv s. »

L'église de Gisors était renommée, elle est encore digne d'attention, à cause de ses beaux vitraux. J*ai parlé de ses artistes verriers dans les Annales archéologiques, année 1849.

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