‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 1 sur 82 · La renaissance en France · texte numérisé non relu

La renaissance en France

sement, elles représentaient loin « des petiz anges porin? ». Autant que possible, e susceptible d'en recevoir; dispositions générales, nous eau, long de sept pieds et

ombre des «

Fans person- \ massif rectangulaire où le lette supérieure fait valoir une sorte d'exposition per-

ce qui frappa les regards

aux de Thouars, il suffit de des*, reproduisent le même s La Trémoiïlle, ils voulaient ine lutte dont les arts heuie pouvant pas, comme elle fartin Cloistre, mort, nous lors de la réputation la plus ter Saint-Denis. Du moins

bli entre le caractère de la

ue le double tombeau de

3ourbon, à côté de candélabres

nstruments de la Passion. Sur le tom

et sur u cardinal Jean de simples

tuz, en chascun cousté troys et au bot du

de Valentinoys ». Marché pour le

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IT et Gabrielle

armé » comme

és de la chapelle dite

vy, veuve du prince

êre mesurent chacun 3",r$ de longueur,

PENROTROU:

quoi nous en tenir sur ce point. Les premiers sont partout « faitz à l'anticque » et la partie en cul de four de chacune des dernières figure « une belle coquille’ ».

Quant aux statuettes qui nécessitaient cet arrangement, elles représentaient ici « les douze appoustres », là « des plorans », plus loin « des petiz anges portant les armes du gisant, chascun un baston en la main* ». Autant que possible, le sculpteur avait mis de la variété dans la seule partie susceptible d'en recevoir; car, il ne faut pas l'oublier, au point de vue des dispositions générales, nous sommes toujours en plein moyen âge. Chaque tombeau, long de sept pieds et haut de trois, mais d'une largeur proportionnée au nombre des « grans personnaiges » qu'il est appelé à supporter, se compose d'un massif rectangulaire où le marbre noir réservé pour le soubassement et la tablette supérieure fait valoir les différentes sculptures. On dirait un lit de parade, une sorte d'exposition permanente, et le souvenir se trouve ainsi conservé de ce qui frappa les regards durant les jours écoulés entre la mort et les obsèques 3.

Du reste, pour bien se rendre compte des tombeaux de Thouars, il suffit de voir ceux d'Oiron, qui, sur des proportions plus grandes#, reproduisent le même modèle. Les Gouffier ne se contentaient pas d'imiter les La Trémoïlle, ils voulaient encore les surpasser. Entre les deux familles, c'était une lutte dont les arts heureusement ont tiré grand profit. Hélène de Hangest ne pouvant pas, comme elle l'avait fait pour Cherpentier, appeler auprès d'elle Martin Cloistre, mort, nous le savons, en 1524, s'adressa au maître qui jouissait alors de la réputation la plus considérable, grâce au monument dont il venait de doter Saint-Denis. Du moins la chose semble-t-elle résulter du rapprochement établi entre le caractère de la sculpture et un document déjà plusieurs fois publié.

Ce dernier, daté de 1559, nous dit, en effet, que le double tombeau de

1. Les pilastres du tombeau de Louis de la Trémoïlle et de Gabrielle de Bourbon, à côté de

- Sur le tomb:

al]

étalent des L, des G, des roues er des têtes de morts, en même temps que tous les instruments de la Pas u

r celui du card:

almont, au contraire, on ne voir que des losanges et des disques, ec si

ja

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du prince de

hault une, Ià où sera escripe une épitaphe, ec au bot d'ambas les armes de la duct

tombeau de Charlotte d’Albret.

3. Le tombeau principal, celui où, suivant le marché, « seront deux grans personnaiges gisans, de cinq pieds et demy

Louis IT et Gabri

chascun, homme et femme, à la figure de mondit s t de madame sa femn

gneur de la Trémoï

« armé » comme

de Bourbon), oceupait le centre de la chapelle, en avant de l'autel. Le vicomte de Thouars était repré Et .s I

is IL, s'élevait du côté sud, près de la c

« piedz des deux }

son fils, bien que nulle mention ne à cet égard. On se borne seulement à dire

ond tomb

s mectera t'on chiens ou lyons, ec soubz les « carreau d’alleba

perpétuer la mémoire du cardinal J des Morts. Quant au troisi de Talmont, il se voyait dans

archevêque d’

r donner place à Louise de Coëtivy, veuv

ïi, après réflexion, avait été élargi pou

s côté nord.

4. Le tombeau d'Artus Gouffier et celui de Philippe de Montmorency sa mère 1,25 de largeur et 1",23 de hauteur.

it 58

LENAISSANCE EN FRANCE.

i amoïlle: fut exécuté par un sculpteur acqueline de la Trémoiïlle* fut ex P F

Claude Goufñier et de J te de | "noit ici non de Jean I‘, qui n existait plus °o

. Évidemment, il s mais de son fils Jean I, tout au moins dont on ne savait

nommé Jean Juste *

depuis dix ans à l'époque indiquée,

ignalé à Tours en

1560 et 15623. Un artiste jusqu'alors inconnu, où chercher les œuvres, se présente à nous sous un aspect favorable, car le talent : : scha & à: setructi 4 érite À déployé dans l'exécution du gisant, qui seul a échappé à la destruction“, mérite à jroi s ; paternelles n° as été sans influence, et l’on bon droit des éloges. Les leçons pater nelles n'ont pas été sans In : peut surtout leur faire honneur d'une certaine perfection anatomique qui se rencontre rarement ailleurs. Dans le choix que nous venons de constater, faut-il voir une marque du goût particulier de Claude Gouffier, ou bien le grand écuyer, en s'adressant au

dernier survivant de l'illustre famille de sculpteurs établie à Tours au commence-

ment du xvi siècle, s'est-il laissé entraîner par des précédents de quelque importance ? La seule inspection des deux tombeaux élevés, vingt ans auparavant, par Hélène de Hangest, qui voulait, en même temps que la mémoire de son mari, Artus Gouffier, rappeler celle de sa belle-mère, Philippe de Montmorency”,

permet 2 facilement de se faire une opinion à ce sujet. Non seulement le

caractère général de la sculpture est italien, mais plusieurs détails semblent empruntés au célèbre tombeau de Louis XII, à Saint-Denis. Peu importe que les arcades, d’une part, soient ajourées, que, de l’autre, elles encadrent des niches à crousilles, l'ornémentation, principalement dans l’architrave, est traitée de la

même façon, et nous retrouvons à Oiron, au-dessous de chaque face, des chapelets

1. Première femme du grand écuyer. La seconde, Françoise de Brosse, n’est morte que dans les derniers mois de 1558,

à une date où le tombeau ter

t à peu p

2. « J’ay, Jehan Juste, sculteur en marbre, confesse avoir aeu et receu comptant de monseigneur Le Grand, par les mains de L

Perrinet, son argentier, la somme de vinge cincq livres tournois, pour mes vacations d’avoir achevé de pollir

et assir la lrure de mon dic et de

ere madame La Grand, de laq

e somme je me tiens contant, tesmoing mon sing r mil cineq cent cinquante et huiee (1559 n. s

es Poitevi

et tous aulrre

3: D' Girauder, es Artistes rourangeaux, p. 235. La vie de Jean II se prolongea, paraît-il, jusqu'en 1576 où 1577. 4. Cette statue, qui rep |

ate le grand écuyer à l'état de cadavre, étendu sur

ul, occupait,

compagnie e autre du nm

e genre, la partie inférieure d’un tombeau à deux €

. ages. Voir, pour se rendre compte des dispositions, à la page 93 du p

volume. Du res

nouvel examen, nous croyons que Jean II Juste a égale-

a 1495, Philip

est à elle que trois d'entre eux, Artus, 1

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