De l'entablement qui, rég
trave. Quant aux pilastres superposés, ils sont ioniques au rez-de-chaussée ec corinthiens au premier
Bien différent est le spectacle que présente le bas Poitou. Si la Renaissance fait son apparition dans cette partie de la province à une époque relativement reculée, son action n'en demeure pas moins limitée tout d'abord. En dehors de quelques constructions à Fontenay-le-Comte, du cloître de Luçon, des
châteaux de la Bossonière*, du Puy-Greflier, des Granges-Cattus 3 et d'Apremont, nous ne voyons rien qui rappelle les qualités de grâce et de légèreté si carac-
téristiques du nouveau style à ses débuts. Mais une compensation existe et l'on ne
oit pas négliger de faire remarquer que nulle part ailleurs peut-être la tendance à une imitation plus directe de l'antiquité ne s'est manifestée aussi anciennement. Dès le milieu du règne de François I‘, à Mouzeuil, à Maillezais, pour ne citer ue des endroits connus, les formes déjà alourdies, la substitution des cannelures aux arabesques sur les pilastres et les colonnes, la prédominance des lignes horizontales sur les lignes perpendiculaires et, conséquemment, l'épaississement de
certains membres d'architecture tels que corniches et bandeaux font présager le
changement le plus complet. Aussi, le château de Coulonges-les-Royaux dont la principale façade porte la date de 1544 ne saurait-il, à proprement parler, causer un grand étonnement‘. Un homme de talent comme celui employé par Louis d’Estissac devait arriver promptement au résultat que nous constatons. Désormais les brillantes fantaisies qui donnaient tant de charmes à certaines constructions sont remplacées par des conceptions visant à la régularité non moins qu'à la richesse. Et l'habitude une fois prise de pratiquer ce genre facile, de tous côtés on se mit à bâtir avec une ardeur peu commune. Sans parler du Puy-du-Fou’ qui se rattache à une école étrangère, ainsi que nous le verrons bientôt, n'est-ce pas alors que l'on mit la main à la Popellinièref, à la Cantaudière7, à la Guignardière ® et à Bessay ? Les règnes de Charles IX et d'Henri II, qui presque partout sont assez mal représentés, tiennent ici une place honorable.
Nous pouvons même ajouter que dans le dernier endroit indiqué, par suite
des guerres religieuses, en 1$77, On à encore élevé une haute tour cvylin-
1. Voir surtout du côté ouest, à l'étage supérieur, plusieurs charmantes fenêtres encadrées de pilastres à disques ec losanges.
2. Commune du Boupère, aux environs de Pouzauges, 3. Commune de
almont.