‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 28 sur 82 · Poitou er Vendée, t. II, p · texte numérisé non relu

Poitou er Vendée, t. II, p

6. Voir ce que nous avons die à pr ne der que nous avons dit à propos du péristyle de Fontainebleau, t. I, p. 198.

Au Puy-du-Fou, le château proprement dit ne comprend que deux corps l'habitation, et qui occupe

jours de la manière la plus naturelle au bâtiment placé derrière eux.

s, de 1559 à 1569.

ment celui dont il vient d'être question’, c'est que, Du reste, il est plus facile en bas Poitou, se rencontre pour la seconde fois angère. Catherine de Laval, qui avait épousé résolution fut prise de se mettre à l'œuvre, s'adressa à des artistes de étant redevenus ul, où, sans se donner la peine de faire un

de leur compatriote, Jean de Campagne.

de

est de beaucoup le plus important. Sa au granit dans des conditions absolument logique le second, en même artie ornementale — offre un exemple remarquable d'un retour presque complet à l'antiquité. Les pilasdisposés régulièrement sur toute la

longueur et le couronnement, sans difficultés, pourrait recevoir l'approbation

En second lieu, l'attention est attirée par deux portiques de dimensions différentes qui rompent peut-être un peu trop brusquement les lignes. Le plus grand, traité avec un certain luxe d'ornementation, avec des colonnes ioniques à la séparation de ses arcades, ressemble assez à un arc de triomphe, et l'on conçoit fort bien qu'à cette occasion, le souvenir de l'Italie ait été évoqué”. De l'autre côté des monts, en effet, les voûtes jetées sur l'emmarchement extérieur d'une entrée, quelle qu'elle soit, affectent trop souvent le caractère

d'un hors-d'œuvre, tandis que nos perrons du moyen âge se rattachaient tou-

ortés à Terre-Neuve, de 1850 à 1854. La cheminée que nous attribuons à Jean Morison

; mais

ux qui, du moins à

des formant galerie

LE POFTOU:

Le duc Jean de Berry, qui aimait tant à bâtir’, s'était occupé, dans les dernières années du xv* siècle, de doter la ville de Niort d'un nouvel hôtel de ville. Seulement, soit que cette construction eût été faite dans de mauvaises conditions, soit qu'un incendie, dont l'histoire n'a pas conservé le souvenir, ait causé des dégâts considérables, à l'exception du beffroi, tout fut rasé vers l'année 1530, et l'on se mit aussitôt en devoir de recommencer sur un plan conforme au goût du jour. Et à ce propos nous nous demandons si le conseil de ville trouva sous sa main l'architecte dont il avait besoin, ou si, dans la circonstance, il lui fallut faire appel à un étranger. Mathurin Berthomé, dont les archives municipales ont conservé le souvenir, à en juger par certains indices précédemment signalés, devait être né dans le midi de la France’. Toutefois, ce n'est pas de Toulouse ou autre ville du Languedoc qu'il serait venu directement à Niort. Plusieurs parties de son œuvre indiquent très clairement un séjour sur les bords de la Loire. Les corbeaux destinés à supporter le crénelage

sont formés de deux consoles traitées comme à Chambord, c'est-à-dire réguliè-

rement cannelées et rudentées dans le sens horizontal. Les lucarnes ont leur type à Chenonceaux’, et le large bandeau semé de losanges, qui accuse si nettement la séparation des étages, se retrouve un peu partout d'Orléans à Angers.

Mais si Mathurin Berthomé est imitateur dans les détails, il est très nettement créateur dans l'ensemble. L'hôtel de ville de Niort présente une physionomie toute particulière, qui ne permet pas de le rapprocher d'aucun édifice du

même temps. Vu l'irrégularité du terrain et la nécessité de placer la façade du

utés par Jean de France,

. CF. A. de Champeaux et P. Gauchery, les Travaux d'architecture et de sculpture duc de Berry, in Gayetre archéologique, 1887 et 1888.

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