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à olives, perles et piécettes. L'esprit classique, en aucun endroit, ne s'était, au milieu du règne de François l”, accentué aussi fortement; il domine jusque dans les grandes lignes, qui présentent une certaine roïdeur. Enfin, l’on ne peut jeter les yeux sur la statue d’Artus Gouflier sans songer à celle d'Anne de Bretagne”. Tout en tenant compte des nécessités du genre adopté pour chaque monument,
ants un lien de parenté, grâce à certains détails
l'artiste a su établir entre ses gi très caractéristiques. C'est ainsi que le guerrier en armure et la femme étendue
sur un linceul, comme pour montrer l'anéantissement de toutes choses, étalent
dans un désordre apparent la même chevelure épaisse et longue.
Nous sommes donc parfaitement renseigné sur l'origine des deux principaux tombeaux d’Oiron, qui ont été exécutés à Tours dans le fameux atelier de la rue Ragueneau?. Jean Juste le père, devenu libre par l'achèvement du grand mausolée destiné à Saint-Denis, put facilement, vers 1532, répondre aux désirs d'Hélène de Hangest. Les travaux auraient alors duré sept années, car, sur un cartouche, se lit la date de 16393. Quel que soit, du reste, le temps consacré à une œuvre aussi compliquée, il n'en est pas moins facile de reconnaitre plusieurs mains différentes. Les deux grandes statues semblent seules se recommander
directement du maître, qui sans aucun doute n'aura pas négligé l’occasion de faire
valoir le talent de son fils. C'est ce qui explique, dans la décoration des pilastres,
avancé 4. Jean Juste
certain alourdissement regardé à tort comme l'effet d’un âg le jeune, né à Tours vers 1410, n'avait pour sa part jamais mis les pieds en Italie, et rien de plus naturel que son interprétation manque de cette fidélité aux traditions d'outre-monts si manifeste dans toutes les parties du tombeau de Louis XII.
La forme générale adoptée à Oiron est identiquement la même que celle dont nous avons parlé à propos des trois chefs-d’œuvre de Martin Cloistre. Quiconque, du reste, ne voulait pas donner un trop grand développement à un monument isolé, eût eu quelque peine, il faut l'avouer, à s'engager dans une autre voie. Jean Juste sacrifie donc sans trop de mérite au vieux goût français, et
l'on peut admirer seulement la manière dont chaque détail est traité. Mais d'abord
il n'y a pas, comme à Thouars, mélange de marbres de différentes couleurs; le plus
pur Carrare est uniquement employé, et nous sommes presque tenté de croire que,