Au musée et dans le jardin de l'évêché
3. Michon, Sraristique monumentale de la Charente, 1844, p. 329.
L'ANGOUMOIS
à liernes et tiercerons excite l'admiration par ses gigantesques pendentifs’. Enfin, sans parler d'une chapelle à Saint-Palais-du-Né, sur les confins de la Saintonge, qui s'explique par le peu d’éloignement de Lonzac, la célèbre fondation de Galliot de Genouillac, nous trouvons, au sud, trois églises groupées autour du château des comtes de Périgord, à Chalais. Elles se nomment Bonnes, Yviers et Montboyer, présentent non seulement toutes le même caractère, mais bornent respectivement l'emploi du nouveau style à la même partie de l'édifice, c'est-à-dire au portail?.
On le voit, la liste des monuments religieux qui, par un point quelconque, rentrent dans le cadre de nos études n'est pas longue à dresser. Rien qu'à la manière dont nous avons parlé de chacun d'eux, il est facile en outre de s’apercevoir que les œuvres remarquables sont d’une extrême rareté. On ne peut guère citer comme méritant une sérieuse attention que les restes de la chapelle élevée par
Jacques de Saint-Gelais à la mémoire de son frère Octavien, évêque d'Angoulême.
Ses dimensions, qui atteignaient 9",30 sur 7 mètres, en faisaient presque une petite église. On y pénétrait de la cathédrale par une porte basse, ouverte, croyons-nous, dans l’abside qui s'arrondit à l’orient du transept méridional. La forme adoptée était celle d'un parallélogramme, et l'effet de richesse que produit d'ordinaire la multiplicité des lignes nécessitées par une certaine complication de plan avait été demandé, sur une partie de la hauteur, à la décoration des murailles. Ces dernières, au lieu d’ornements disposés suivant une règle plus ou moins harmonieuse, présentaient un bas-relief ininterrompu où, dans leur nudité charmante, des enfants, occupés à toute sorte d’exercicest, animaient un fond d'enroulements et de cornes d'abondance, semé çà et là d'écussons et de cartouches’. Même en arrière de l'autel, on avait remplacé de cette façon le retable habituel, et des signes religieux n'apparaissaient que dans un fronton semi-circulaire, à la partie supérieure. Ils consistaient en la représentation de la Sainte-Trinitéf, qu'accostaient, à droite et à gauche, deux médaillons