‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 56 sur 82 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Le nom de Claude-Catherine de Clermont, fille de Jeanne, que l'on a voulu mettre en avant, dans ces derniers cemps (Dampierre-sur-Boutonne, Monographie historique et archéologique, par l'abbé Noguës ; Saintes, 1883, p. 53), est absolument inacceptable. Cette future chârelaine de Dampierre, née en 1543, était un enfant au moment où s'achevaient les

t primitivement deux ailes en retour que reliait un premier corps de bâtiments. Tour cela a été détruit il

siècle,

une des colonnes a même un chapiteau tout à fait dans 1

du xur° siècle, Notons encore une particularité

AUNIS ET SAINTONGE

gance et l'on s'est contenté, pour jeter une note artistique, de faire courir une haute frise à rinceaux, vases et candélabres'.

L'intérêt de Dampierre git non pas dans sa façade, mais dans le plafond à caissons de la galerie haute. C'est là, en effet que Jeanne de Vivonne, dont Brantôme à vanté l'esprit cultivé”, s'est amusée à faire exécuter par des sculpteurs d'un mérite ordinaire toute une série de compositions au sens plus ou moins clair.

Les inscriptions cependant ne manquent pas; on en trouve en latin, en

; français et en espagnol*. Quelques-unes sont empruntées aux poètes, à l'Ancien et au Nouveau Testament; mais les proverbes dominent et il faut véritablement une grande hardiesse pour chercher à soulever le voile que la noble châtelaine

a jeté, dit-on, sur sa pensée ÿ.

Jeanne de Vivonne, qui était fille du célèbre André de Vivonne, seigneur de la Châtaigneraie f, avait certainement vu les constructions récemment achevées d'Apremont 7, et cela suffit pour expliquer la présence de la longue frise qui donne tant de caractère à la façade. Il serait donc dangereux, dans la circonstance, de trop s'appuyer sur ce détail pour désigner la province à laquelle appartenait l'architecte. La lourdeur presque romane de l’ensemble pourrait seulement faire croire au choix d'un homme assez neuf dans le métier, que la noble châtelaine se serait chargée de diriger. Quoi qu'il en soit, du reste, les travaux, commencés en 1545 ou 1546, n'ont pas dû être terminés avant 1550. Le style général de la

construction, non moins que certains détails des caissons où figurent les croissants

de Henri II en témoigneraient au besoin.

se de panier du rez-de-chaussée, chaque double assise, formée de pierres posées de champ,

ena

et mince p

est séparée par une h à denticules.

décorée des trois faces classiques et une cornic

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