‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 65 sur 82 · Notamme · texte numérisé non relu

Notamme

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on située à ues du Temple et de la Grosse-Horloge

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AUNIS ET SAINTONGE

niers, au li > se pr rer tranqui i i niers, au lieu de se prolonger tranquillement, disparaissent à moitié vers leur

HOSANNAIRE DE MOËZE

milieu sous la saillie d'une énorme corniche. Ailleurs on s'est donné le plaisir

de paraître triompher d'une grande difficulté en plaçant la principale porte dans un angle. Mais un pan coupé, à partir du premier étage, détruit toute illusion.

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Ajoutons que chaque maison, surtout dans les vues d'enfilade, attire de loin le regard par les énormes gargouilles en forme de modillons qui ont pour mission de rejeter le plus loin possible les eaux pluviales.

La surprise est donc grande, lorsque, après avoir parcouru la plupart des

anciens quartiers et même jeté un coup d'œil sur la façade de l'hôtel de ville, qui continue les traditions de mauvais goût dont la Rochelle donnait depuis

cent ans l'exemple ‘, on se trouve en présence du ravissant casino élevé vers le

milieu du règne d'Henri II, au fond d’une cour, rue des Augustins, par Hugues Pontard, seigneur de Champdeniers. Non seulement l'ensemble est plein d'harmonie, mais la plus grande perfection règne dans tous les détails. Successivement

on se plait à admirer l'arrangement des deux ordres superposés avec leurs archi-

voltes à rubans entrelacés au rez-de-chaussée, à cannelures au premier étage; la haute frise à triglyphes, patères et bucranes qui court d'un côté à l'autre vers le milieu de la hauteur; le couronnement enfin, composé d'une ligne de postes et de modillons à forte saillie sous une corniche à denticules. Nous ne voyons que les lucarnes dont la composition laisse à désirer. Accostées de consoles, elles se développent trop en éventail et la ligne supérieure, en dépit des vases côtelés qui remplissent certains vides, a une apparence tourmentée.

La partie centrale, qui manque de profondeur, formait sans doute galerie

bien qu'au rez-de-chaussée?.

ouverte, au premier étage au Quant au pavillon

de droite, il était occupé par l'escalier, de sorte que les pièces habitables se trouvaient en bien petit nombre, si jamais Hugues Pontard, ce que nous ne pensons pas, a songé à faire de ce corps de bâtiments mouvementé sa résidence. Suivant l'expression que nous avons employée en commençant, il ne faut voir là qu'un casino, c'est-à-dire une construction uniquement destinée aux jeux et aux plaisirs. La prétendue maison de Diane de Poitiers? est le pendant de ce que l’on montre à Caen sous le nom d'hôtel de Mondrainville 4.

Quoi qu'il en soit, le pavillon de gauche est particulièrement remarquable par certain arrangement pittoresque autant qu'original. Ainsi, par exemple, au rez-de-chaussée, se dressent des contreforts en diagonale, précédés d’une colonne

et surmontés d'une console renversée sur laquelle, d’un côté, un satyre cou-

1. La première pierre de l'hôtel de ville a été posée en 1605, mais bien des détails rappellent encore la

Renaissance.

Autrement

on ne comprendrait pas, dans ces deux endroits, l'existence de magnifiques plafonds de pierre. Les

vari

ornements les plu s’y trouvent disposés avec un art infini,

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