‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 8 sur 82 · Quatre corps de bâtiments, appuyés · texte numérisé non relu

Quatre corps de bâtiments, appuyés

sur d'énormes tours, circonscrivaie gueur de chaque

nt une cour car

à nés): La lonçade, extérieurement, était de mètres environ et trois é

étages se superposaient entre de vastes

te toiture à lucar:

Du reste, comme le château de Bonnivet, grâce à l'application des étranges principes inaugurés au Verger par le cardinal de Rohan, a subi une destruction si complète, qu'en vain chercherait-on à se faire une idée de son architecture ?, l'état de choses en question est moins regrettable. Nous savons — et c'est là le principal — qui a sculpté les admirables morceaux recueillis dans différents musées et collections particulières5. La perfection du dessin et la finesse de l'exécution, en bien des cas, ne sauraient aller plus loin. François Cherpentier a eu l'heureuse chance d'avoir sous la main une pierre qui, par son grain ferme et toutes les facilités qu'elle prête à la ciselure, peut entrer en comparaison avec le marbre. Aussi en a-t-il tiré des effets merveilleux et certains rinceaux #, certaines arabesques, certains culs-de-lampe’, l'emportent sur tout ce qui a été fait dans le même genre, aussi bien à Gaïillon qu'à Dol, à Blois qu'à Saint-Denisf.

Le château d'Oiron, de même que celui de Bonnivet, a été commencé peu de temps après l'avènement de François I‘, c'est-à-dire probablement en 1516. Mais es travaux ne furent pas d'abord poussés bien loin, car le grand maître de France, Artus Goufier, étant venu à mourir le 13 mai 1619, sa veuve, Hélène de

Hangest, ainsi que nous l'avons vu plus haut, porta uniquement son activité sur la

collégiale. A proprement parler, cette première époque n'est représentée que par le rez-de-chaussée de la longue aile de gauche où l'on voit encore, entre des arcades aux moulures prismatiques, des colonnes contournées en spirale. Le fils d'Artus, Claude, ne reprit le travail interrompu que peu de temps avant la mort de sa première femme, Jacqueline de la Trémoille, car, sauf

à la partie inférieure de l'escalier, on trouve partout enlacés non

pas un C et un ], mais un x et un & ou un C et un F, suivant

que l'on se sert de caractères grecs ou latins. Or ces derniers monogrammes ne

euvent être antérieurs au mariage du grand écuyer avec Françoise de Brosse,

1. Voir plus haut, p. 180. Ne voulant pas qu'après lui personne püût habiter le château, Charles-Louis-Henri Chas-

LÔt.

teigner le vendit à un nommé Curieux, qui s’eng

Pi

ferme, tout le château a été rasé au niveau du sol,

ea, par acte du 4 janvier 1788, à le démolir aus

ées dans les murs d’une

2. Sauf à la par térieure où existe encore une longue série d'arcades à moitié engal

3. Citons en première ligne, à Poitiers, le musée de la ville, le musée de la Société des antiquaires de l'ouest et la

collection de M. Gaillard de la Dionnerie.

4. Voir, entre autres, une frise du musée de Poitiers reproduite par M. Lecointre-Dupont, dans sa courte Notice

sur le château de Bonnivet, 1837

s- Le plus beau de tous qu 6. Dans une balu

voit chez M. Gaillard de la Dionnerie et représente deux hommes nus luctant l’un

contre l’autre, dans il est facile de reconnaître Hercule et l'amiral de Bonnivet.

trade très probablement placée en avant des lucarnes et moins soignée que les parties plus rappro-

t, étaient autant de flatteries à l’adi e de l'amiral,

des sculptures allégoriql

chées de l'œil, figurai L'une d'elles, conservée au musée des 4 apercevoir un soleil aux multiples rayons derrière les barreaux serrés d rison, N'est-ce pas l'image du favori que les jaloux et les envieux empêchaient d'atteindre ses hautes

destinées ?

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