Toutes les colonnettes de la balustrade appar
corniche.
membres d'architecture naturellement ennemis lun de l'autre, tels que le plein-cintre et la plate-bande, conserver ainsi au premier toute la grâce habituelle aux productions de la Renaissance à ses débuts, tandis que la seconde étale une richesse de bon aloi, Quant au fronton, il est peu élevé, suivant les modèles les plus excellents. Puis, comme cette partie de la décoration ne doit pas se détacher sur le ciel, mais simplement faire placage, l'architecte a eu l’heureuse idée de dresser, en arrière de chaque acrotère, un lanternon à triple étage. De la sorte, sur les côtés principalement, se trouve atténué un vide considérable, et l'harmonie de l'ensemble gagne beaucoup à cette innovation".
Tout ce que nous avons dit de l'église de Belloy doit-il s'appliquer à celle de Sarcelles’, qui est seulement de quatre ou cinq années plus jeune? Bien des raisons militent en faveur de l’affirmative. La composition est moins riche, il est vrai, mais elle procède entièrement du même esprit. Nous ferons remarquer surtout l'importance de l'entablement jeté au-dessus des deux archivoltes de l'unique baie d'entrée’. Les magnifiques colonnes corinthiennes qui le supportent sont faites pour donner un avant-goût de ce qui nous attend à Écouen. En outre, l’ornementation des moindres parties a ce caractère étudié qui est le propre du maïîtret, On sent, d’ailleurs, que Jean Bullant est de plus en plus avancé dans la culture de son art, car les emprunts faits encore naguère à la première Renaissance ont entièrement disparus.
De Sarcelles à Villiers-le-Bel la distance est insignifiante‘; aussi ne sommesnous pas étonné de retrouver dans ce village le grand architecte d'Écouen. Sa présence y a même été déjà signalée par un illustre critique, auquel nous ne saurions mieux faire que d'emprunter les lignes suivantes :
« À l'église de Villiers-le-Bel », dit M. de Montaiglon, « deux contre-
forts, reconstruits dans la seconde moitié du xvi siècle’ et qui jurent avec
gneur du lieu Guillaume de
la Fr
e, déjà célèbre
1. À l’époque où fut bâti le portail qui vient de nous retenir si longtemps, le L P da
serait donc à l'insti
Belloy, dont la tombe se voit enc