‹ La renaissance en FranceChapitre 30 sur 39 · Le beau châtea · texte numérisé non relu

Le beau châtea

de Creil, par en 1782, par le prince de Condé pour

futr ainsi que nous l'avons vu

à. Les plus ex

llents bastiments de France, liv. I.

ILE-DE-FRANCE. 8

pouvait voir sans étonnement « des herbes parlans par lettres, devises, chiffres, armoiries, cadrans: les gestes des hommes et bestes: la disposition des édifices, navires, bateaux et autres choses contrefaictes en herbes et arbustes, avec merveilleuse patience et industrie’ ».

Jusqu'ici nous avons négligé à dessein de traiter une question à laquelle, dans toute circonstance, nous attachons une importance extrême. L'histoire des arts, en effet, ne peut raisonnablement s'élaborer qu'en rattachant à leurs auteurs la plupart des œuvres qui sont l'objet d'une discussion. De cette manière seulement nos idées sortent du vague qui les enveloppait, et la vie circule dans un corps trop longtemps inanimé. En l'absence de documents certains, les

conjectures elles-mêmes ne sont pas à dédaigner, car très

souvent elles peuvent mettre sur la voie de véritables découvertes. Elles dirigent l'attention vers un point oublié et suggèrent des recherches qui rarement demeurent sans résultat.

C'est à ce titre que nous signalons l'existence à Verneuil, dans la seconde moitié du xvi° siècle, d'un certain Jean Brosse, qualifié de « maistre architecteur »*. Assurément nous n'avons aucune preuve que le comte de Dammartin d'abord, puis le duc de Nemours, aient fait appel à son talent pour l’'accomplissement de leur programme, mais Îa chose est d'autant plus vraisemblable qu'il existe entre le palais du Luxembourg, à Paris, et le château que nous

venons d'étudier, une frappante analogie. Or, quand on réfléchit, d'un côt

que le nom de Salomon de Brosse est bien souvent, dans les documents, écrit sans la particule’; d'un autre, que le célèbre architecte de Marie de Médicis est né à l'ombre du château de Verneuil, vers 1$70*, on arrive à cette conclusion que les deux artistes étaient non seulement de la même famille, mais que le premier doit être presque immanquablement le père du second. L’analogie

dont nous avons parlé s'explique donc très facilement, et l’homme fait n'a eu

Théâtre d aut aller en Italie ni ailleurs pour voir les

plus be ur toutes nations, pouvant d'icelle, comme

d’une 4

e emporte le prix » — A. Berty (la Renaissu

aux jardins et canaux du château de Vel

onumentale, t. I*‘) con-

cuil, eu

de iuing l'an r, vend un

emourant à Verneuil sur O

t-cinquième

Dictionnaire des archi-

architecte h 88.

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