XVII
iècle, « ce luxe des bâtiments qui était naturel à l'Italie* », et nous n'avions pas attendu la régence de Marie de Médicis pour introduire de la régularité dans nos constructions. Le Luxembourg ne fait que reproduire, avec des dispositions moins heureuses, ce qui se trouve à Écouen et à Verneuil, car la répétition des deux gros pavillons, qui, du côté du jardin, composent la façade, donne de la pesanteur à toute cette partie de l'édifice.
Au contraire, sur la rue, une certaine ordonnance pittoresque règne dans le corps de bâtiment qui forme entrée. Les deux ailes ne communiquent plus que par une galerie de rez-de-chaussée surmontée d’une terrasse et coupée en son milieu par un pavillon que termine une coupole. Mais cet arrangement, où en remarquons-nous la première conception, si ce n’est à Verneuil ?
Jusqu'alors les seigneurs étaient restés emprisonnés entre quatre hautes murailles
et Jean Bullant lui-même n'avait pas cru, à Écouen, pouvoir rompre avec la tradition. Sans aucun doute, ses bâtiments ne possédaient rien de l’ancienne forteresse; ils étaient percés extérieurement de jours nombreux ét ne présentaient plus le moindre appareil de défense, mais leur élévation se trouvait de chaque côté à peu près égale. C'est à Verneuil seulement que les barrières s'abaissent
enfin, que l’on se contente, du côté de l'entrée, d'une simple galerie, destinée
bientôt à disparaître à son tour pour faire place à une grille que précède un saut de loup’.
En dehors de la disposition très caractéristique que nous avons indiquée en dernier lieu, le palais du Luxembourg se fait remarquer par l'emploi des
bossages, « appliqué sans distinction à toutes les masses et à tous les détails
1. Histoire de la vie et des ouvrages des plus célèbres architectes, ete., par Quatremèr
à-dire dans une des plus belles ville
e Médicis, née à Florence,
ique, avait contracté le goût de ce luxe des bâtiments qui
» Id., p
une cour voluptueuse et ma
était naturel à son pays et que la France ne connaissait pas encore 142. On croit rêver lorsqu'on lit ces choses-là