‹ La renaissanceChapitre 11 sur 189 · LE SIRE DE BONNEVAL · texte numérisé non relu

LE SIRE DE BONNEVAL

Voilà pourtant les Médicis, et surtout le cardinal Jean, qui nous pressent fort de ne pas abandonner leur cause.

PHILIPPE DE CONMINES.

Il est naturel que ceux-là se soucient médiorrement d'embarquer le Roi dans de méchantes affaires; ils songent à rentrer dans leur ville et à se venger.

CHATIT.LON

Ces ^ens de Florence! des imbéciles! conseillés, menés par un frocard appelé Jérôme! un drôle! Et leur prince, un lâche, un pied-plat, intimidé et comme garrotté par Gmo Capponi et tous les ennemis de sa maison devant lesquels il ne sait que trembler! Je ne peux pas seulement l'entendre nommer sans que l'envie de cracher dessus ne me prenne! (On rit.) Il est incapable de reconnaître les bienfaits dont votre royale maison l'a comblé!

LB RCI,

On m*a dit qtie mon aïeul Charlemagne et les douaic pairs avaient bâti Florence; est-ce vrai?

PHILIPPE DE COMMINES

Sinon précisément bâtie, au moins aidée à sortir de lï ruine.

LB ROI

Alors les Florentins sont mes sujets; ce sont des rebelles; mon vœu de chevalerie m'oblige à les punir, et je le ferai rudement

PHILIPPE DE COMMINES

Il vaudrait mieux amener ces gens à de meilleurs sentiments que nous les aliéner. Puisque Votre Altesse a décidé qu'elle irait à Naples par la Toscane, nous avons besoin de tenir la route libre derrière nous.

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