‹ La renaissanceChapitre 110 sur 189 · BIBBIENA ET LES AUTRES · texte numérisé non relu

BIBBIENA ET LES AUTRES

A ce soir donc, chez Goricius.

RAPHAËL, an Bramante, en sortant du jardin.

Avant tout, menez-moi encore, en passant, à la Sixtine. Il faut que j'y entre. Ce Michel-Ange a réalisé des miracles; les bien comprendre m'est nécessaire pour ne pas rester court. Quel enchanteur! quel maître, que ce Buonarotti !

LE BRAMANTE

En fait de prodiges, le plus grand qu'il me présente est certes d'avoir tellement assoupli le Pape que celui-ci ne ferait pas autant de prévenances à Dieu le Père!

RAPHAËL

Nous n'avons pas à nous plaindre non plus, mon oncle. Les travaux ne nous manquent pas!

LE BRAMANTe.

Ils ne manquent à personne. Jules II n'a pas assez de bras, de jambes, de coeurs et de têtes à employer pour ce qu'il voudrait exécuter. Néanmoins, Michel- Ange reste le préféré. Rappelle-toi-le bien!

RAPHAËL, riant.

Allons réparer vos lézardes! Venez, mon oncle, eî vous autres, suivez-nous!

Il sort, le bras passé sous celui du Bramante, eotonrë de ses élèves et de «es gens.

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