‹ La renaissanceChapitre 112 sur 189 · HERMÈS BENTIVOGLIO · texte numérisé non relu

HERMÈS BENTIVOGLIO

Ou la gorge.

LE GRAND MAÎTRE

Quelles nouvelles apportez- vous de Ferrare?

LE CAPITAINE MOLARD

Voici le seigneur de Bayart qui va vous en donner.

iii.i il un. ■ ■■ ■ ■'■ — — • ■■'"■»

LE GRAND MAÎTRE

Bonsoir, capitaine Bayart, soyez le bienvenit

BAYART.

A Dieu vous commande, monseigneur, bien dévotement Voici des gens qui valent mieux que moi, lei baron de Conti, le baron de Fontrailles et le brave capitaine Mercurio avec ses deux mille Albanais.

ANNIBAL BENTIVOGLIO

Est-il vrai qu'il ait si bravement décousu son cousin germain ?

BAYART.

Il l'a fait couper en morceaux avec tous ses hommes, et l'on a porté les têtes à la pointe des lances. C'était pitié, et je n'aime point ces cruautés-là.

YVES d'alègre.

Cest d€} là scélératesse et non point de la guerre:

ANNIBAL BENTIVOGLIO

C'est de la vengeance. Quand on risque sa peau, on a tous les droits sur celle des autres.

BAYART,

Je suis trop petit compagnon pour discuter avec un si grand seigneur que vous êtes. De son côté, le capitaine Mercurio est un brave, il n'y a pas de doute. Néanmoins, j'ai fait mettre à mort sans merci les pillards qui ont étouffé dans une caverne les pauvres habitants de Vicence, et partout oij il me tombera des maraudeurs sous la main, je compte en faire de même. Mais sommes-nous ici pour raconter des histoires ?

LE GRAND MAÎTRE

Pas tout à fait. Nous comptons que demain matin, le peuple de Bologne m'aura livré le Pape. Le seigneur Annibal me l'a promis.

ANNIBAL BENTIVOGLIO

Comme je vous promets que le roi Louis va être relevé des excommunications, et le duc de Ferrare, moi et nos amis pareillement

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