LE GARÇON
Etoile de mon ciel, divine enchanteresse, Vos regards pleins de feux allumés par rameur, Vos lèvres dont Bacchus eût dévoré l'ivresse. Votre front aussi pur que l'aurore du jour,
Vos cheveux dont l'ébène arrondit chaque tresse, Votre pied, votre main, admirés tour à tour, Ce corps dont les sculpteurs les plus fiers de la Grèce Auraient dû copier jusqu'au moindre contour,
La candeur répandue en ta joie enfantine, Ce charme qui s'étend, poussière adamantine, Sur la moindre action de ton être adoré,
Que vaudraient ces trésors, faciles à décrire, Devant ce petit mot, éclairé d'un sourire ; «Je t'aime!» si jamais tu l'avais proféré?
On applaudit en riant; une jeune fille se lève, frappe des mains et s'ôlane*
vers le poète.
LCON K 401
LA JEUNE FILLE
Ceaft pour moi, Troïle, que vous avez écrit cela? Pour moi, pour moi, pour moi toute seule?