‹ La renaissanceChapitre 46 sur 189 · CINQUIÈME GARÇON · texte numérisé non relu

CINQUIÈME GARÇON

Arrachons-leur tout!

La bande se jette sur les deux dames et met en pièces leurs aJustemeAtJ et leurs coiffures.

SIXIÈME GARÇON

Bon! deux colliers! des boucles d'oreilles! des bra-< celets! des chaînes! Portons tout aux pauvres!

Arrivent en courant d'autros enlantM, PREMIER ENFANT.

Qu'est-ce que ces femmes qui pleurent?!

UN GARÇON DE DOTtzE ANS.

Des pécheresses que nous avons ramenées à la vertu. Et vous, d'où venez-vous?

l'enfant.

De quêter ! Cinquante ducats ! Puis nous avons dépouillé des joueurs! Maintenant, écoutez! Je vous avertis ! Au coin de la rue Cocomero, je sais une maison où l'on conserve des livres profanes, un échiquier, des harpes, je crois aussi un miroir, mais je n'en suis pas sûr. Venez ! venez tous ! Allons nettoyer cet enfer!

LES enfants.

Allons! allons!

UN BOURGEOIS

Ohé ! Nicolas ! Viens ici, mon fi.lsl

NICOLAS

Que voulez-vous, père?

LE BOURGEOIS

Rentre à la maison; j'ai affaire de toî!

NICOLAS

J'ai affaire de servir Jésus et refréner les pécheurs^

LE BOURGEOIS

Maudit polisson, ne vas-tu pas m*obéir?

NICOLAS

Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes ! Venez, camarades !

Grand mouvement dans la foule* aui sort de l'é^bse.

UN ENFANT, monté sur un arbre.

Voici le Père! voici le Père!

Paraît sous le porche Frère Jérôme, entouré des Pères de Saint-Marc, parmi lesquels on distingue le Frère Sylvestre Maruffi, le Père Buoiivicini, le Père Sacromoro et d'autres zélés. La multitude salue avec transport; hommes et femmes se mettent à geaouz et baiiseat le froc du Frère Jérôme en pleuranu

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