‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 17 sur 210 · JEAN DE BONNEAU · texte numérisé non relu

JEAN DE BONNEAU

Tu comprends, mon pauvre bonhomme, ce qui est

5AVONAROLE 39

fait est fait... C'est la. guerre! Il faut aussi que le soldat s'amuse un peu.

LE PAYSAN

Ma femme!... Ma pauvre femme!...

JACQUKS LAMY.

Tu ferais mieux d'éteindre le feu de ta baraque... Tout va brûler î

LE PAYSAN

Ça m'est égal.

JEAN DB BONSEAU.

C'est une brute. Allons, bonjour. Console-toi. Vienstu, Jacques?

JACQUES LaMY, au paysan.

Tiens, mon gaiçon, je te laisse le reste du pain et deux oignons... Quanti le cœur t'en dura, mange! Décidément, c'est une brute.

Le ^ysan sanglote ; les soldats s'iloignaot «a chantant k tu«-4ét« :

Châtillon, Boiirdillon, Bonnevai, Gouvernent le sang royaL

FLORENCE

Devant le palais Médicis. — : La place est covxverte de peuple. Cris, tumulte, vociférations, clameurs subites. Aux portes du palais sont rangées des bandes d'arbalétriers, d'arquebusiers et de piquiers français et suisses ; deux compagnies d'ordonnance en bataille ; des pièces d'artillerie arrivent à travers la foule et prennent position en avant. Aux fenêtre», force capitaines et officiers français, le casque en tête.

CK PORTEFAIX, moDtnnt le poing aux Françaia*

Ah ! les scélérats !

Page 1