‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 192 sur 210 · UN SUISSE · texte numérisé non relu

UN SUISSE

Par le diable, non ! Il est convenu qu'il portera le3 coffres! Ne le tuons qu'après; mais pillons la maison tout de suite!

LES SOLDATS

Bien dit!

Tandis qu'une partie des soudards arrache au Rosso sea vêtement» et le battent, la maison est ravagéo ; les tableaux déchirés, les lambeaux do dessins volent par les fenêtres, avec les déliris des msubles et des teatuxes, puis la maison brûle. l'asse un oUicisr,

l'officier.

Que faites-vous à cet homme?

LES SOLDATS

Rien. Il a la bonté de nous porter des caisses que nous venons d'acheter.

LE ROSSO

Monsieur, je vous en conjure, délivrez-moi! Je suis un peintre, je suis le Rosso ! Je viens de perdre tous mes ouvrages !

l'officier.

Lâchez ce malheureux, rendez-lui ses habits ! Le capitaine Georges Frundsberg vous fait commandement de retourner à vos enseignes. Vous entendez les trompettes sonner à l'étendard? En route! Laissez cet homme, vous dis-je!

UN LANSaUENET.

Et moi, je te dis que je ne te connais pas du tout, entends-tu? Es-tu mon capitaine? Non! Mon lieutenant? Non! Qui est-ce qui me répond que tu n'es pas le Pape déguisé?

LES SOLDATS

C'est vrai! Que vient-il nous chanter, celui-là?

l'officier.

J'ai l'ordre des généraux...

LES SOLDATS

Que le diable emporte tes généraux et toi aussi!

MICHEL-ANGE 501

Entends-tu, monsieur? Décampe, ou il va t'arriver malheur !

L'officier se retire.

UN PiaUIER, au Rosso.

Et toi, si tu te plains à n'importe qui, tu recevras ma dague en pleine poitrine; tu comprends, j'espère? Marche, gredin!

Les soldats trtratnent le Rosso et le frappent à coups rwlouMès,

FLORENCE

Une place publique.

CELLINI

Eh bien ! qu'est-ce qui se passe ici ?

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